Tel est le résultat auquel est parvenue une mission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) dans ce pays les 24 et 25 juin 2024. Ladite délégation y était conduite par le commissaire chargé du Marché commun, des affaires économiques, monétaires et financières de la Commission de la CEEAC, François Kanimba. Elle y a mené un dialogue de haut niveau avec les autorités dans la perspective de l’opérationnalisation de la zone de libre-échange régionale dans ce pays. Assurance a été donnée au terme de la visite. «La République centrafricaine est dans la dernière ligne droite des préparatifs pour l’insertion du tarif préférentiel de la CEEAC dans la loi des finances de l’année 2025», rapporte l’institution. Le pays s’aligne de ce fait à la date butoir du 1ᵉʳ juillet de l’année prochaine pour le faire, suivant les recommandations de la Conférence des chefs d’États. «La RCA dispose déjà d’un comité national de l’origine qui est responsable de la vérification des demandes d’agrément des produits industriels au tarif préférentiel de la CEEAC», apprend-on.
Cette visite en République centrafricaine marque une étape dans la mission globale menée depuis le mois de mai dans les sept États de la sous-région afin que ces diligences internes soient préalables à l’opérationnalisation de la zone de libre-échange. Elle a ainsi débuté par le Rwanda, le Burundi et Sao Tomé et Principe. En terre centrafricaine, elle a donné lieu à un atelier de sensibilisation sur la zone de libre-échange de la CEEAC. Lequel a permis de toucher du doigt les chantiers à mener afin que la République centrafricaine puisse bénéficier de ce mécanisme communautaire. Ceux-ci visent à éradiquer «la faiblesse des capacités productives, la mauvaise qualité des infrastructures, la persistance des barrières tarifaires, la faiblesse du capital humain», énonce entre autres l’institution communautaire.
La tournée de la CEEAC doit aboutir sur un atelier régional à Douala du 15 au 17 juillet. Celui-ci a pour but la validation d’une feuille de route régionale à soumettre à la Conférence des Chefs d’État en septembre prochain.
Louise Nsana
