Vœux 2025 Thierry Marchand fait frotti-frotta avec la presse camerounaise

Au cours d’une cérémonie très protocolaire et inédite, le 21 janvier dernier à Yaoundé, l’ambassadeur de France au Cameroun a appelé les hommes de médias locaux à s’affranchir de la polarisation extrême des opinions et des émotions dans le traitement des actualités de son pays.

Sur la forme, il serait tentant d’acter un changement de stratégie de l’ambassade de France au Cameroun dans ses relations avec les médias locaux. Sur le fond, à la faveur d’une cérémonie de présentation de vœux pour 2025 à la presse camerounaise, Thierry Marchand développe un discours d’apaisement ou de clarification, articulé autour d’une idée phare: la diffusion de la vraie et bonne information. «Notre service de presse et de communication est toujours à disposition pour vous aider à recouper l’information», affirme le diplomate français. En gardant cette ligne, Thierry Marchand appelle les médias à s’emparer de plusieurs chantiers: la concurrence de l’information non journalistique sur les réseaux sociaux, la lutte contre les fake news ou encore l’invention d’un nouveau modèle économique.


Respect de chacun
A écouter le chef de la diplomatie française au Cameroun, en matière de traitement des «actualités françaises», 2025 doit désormais marquer un effort supplémentaire de la part de la presse camerounaise. Ainsi va-t-il parler de «relation d’amitié et de confiance». Dans cette perspective, Thierry Marchand a souhaité l’instauration du «dialogue dans le respect de chacun, en pleine responsabilité». Dans un développement aux accents de gentille leçon de journalisme, l’ambassadeur de France au Cameroun a en effet donné sa vision du rôle des hommes et des femmes de médias locaux. «J’ai conscience de votre rôle capital, voire vital, pour toute société démocratique, alors que rôdent le mensonge et la manipulation, nous avons besoin d’une information fiable et vraie, qui est forcément, la condition de l’exercice éclairé du libre arbitre», a-t-il déclaré.


Reproduisant manifestement des éléments de langage communiqués par sa hiérarchie, Thierry Marchand n’a pas rechigné à rechercher la complicité des médias camerounais pour «mieux faire connaître et comprendre» les actions françaises dans un contexte de «polarisation extrême des opinions et des émotions». D’où son listing de quelques œuvres de l’Hexagone au pays de Paul Biya. Selon le Français, il ne s’agit pas de confidence, ni de connivence, mais du fond à travers la contextualisation du réel et de la déconstruction des intox.

Jean-René Meva’a Amougou

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