Cette enveloppe est exclusivement dédiée au paiement des intérêts générés par cet emprunt obligataire dénommé «EOTD 6,50% NET 2022-2027».

Selon la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), l’Etat du Tchad, émetteur de la valeur «EOTD 6,50% NET 2022-2027», a procédé le 30 décembre 2024, au paiement d’une enveloppe de 4,8 milliards de FCFA sur le marché des capitaux commun aux six pays de la Cemac. A en croire le communiqué rendu public par la Bvmac, cet argent est exclusivement payé pour couvrir une partie des intérêts générés par cet emprunt obligataire contracté en 2022 et qui court jusqu’en 2027. Dans un document rendu public, le pays va à travers ce paiement honorer sa deuxième échéance de remboursement depuis le succès de cette opération d’appel public à l’épargne. En effet, le remboursement du principal quant à lui ne se fera qu’à partir de cette année 2025.
En effet, le remboursement partiel du Trésor public tchadien sur cette dette lui permettra non seulement «d’oxygéner la trésorerie des investisseurs, mais aussi et surtout de crédibiliser davantage sa signature sur le marché des capitaux», selon un économiste. L’opération qui s’est clôturée le 20 décembre 2022 avait permis au Tchad de mobiliser une enveloppe de 100,4 milliards FCFA, soit 100% de l’enveloppe sollicitée. À l’issue de la séance de dépouillement, l’État tchadien a décidé de retenir l’enveloppe initialement recherchée.
Ces 4 intermédiaires de marchés ont été retenus sur des critères de solidité du dossier, de crédibilité de la structuration, et d’importance des prises fermes. S’agissant de ce dernier critère, ils avaient présenté un montant cumulé de 70 milliards de FCFA auxquels il faut ajouter 10 milliards de placements garantis par deux investisseurs dont l’identité n’a pas été révélée. Cela portait la cagnotte à 80 milliards; un montant garanti d’office avant même que soient lancées les opérations de collecte auprès du grand public.
D’une maturité de 5 ans, les fonds collectés à travers cette opération ont permis au Tchad de redynamiser son économie après la conjoncture difficile renforcée par la pandémie du Covid-19. Plusieurs projets vont ainsi voir le jour notamment: la construction des infrastructures économiques, électriques, scolaires; la finalisation des chantiers de grands édifices publics tels que la voirie urbaine pour l’assainissement de la ville de Ndjamena pour ne citer que ceux-là.
Diane Kenfack
