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Hydrocarbures : La SNPC à la quête de 100 milliards FCFA pour la construction de 22 nouveaux puits pétroliers

C’est le montant que compte collecter la société nationale du pétrole du Congo (SNPC), à travers une émission d’obligation par appel public à l’épargne dénommé «SNPC 6,5% net 2024-2029». C’est le montant que compte collecter la société nationale du pétrole du Congo (SNPC), à travers une émission d’obligation par appel public à l’épargne dénommé «SNPC 6,5% net 2024-2029».Cette opération de la SNPC vise à construire les forages sur permis pétroliers de Naga (90,2 milliards FCFA), et de Kouakouala (17,3 milliards FCFA), et ainsi entretenir ceux qui existent déjà. Tout ceci pour un coût total estimé à 107,6 milliards FCFA. «Notre programme de travail consiste à faire des opérations de forage. Cette année, nous envisageons à peu près 22 puits à forer. Et ces opérations nécessitent un complément de 100 milliards FCFA. Cette somme va nous aider à réaliser les forages sur permis pétroliers de Nanga, Kouakouala… Nous devons faire la maintenance des puits existants, et forer des puits supplémentaires, pour augmenter notre capacité de production», a expliqué Maxime Raoul Ominga, directeur général de la SNPC. A la conquête des investisseursDe Brazzaville (Congo), à Douala (Cameroun) en passant par Libreville (Gabon), le Directeur général de la SNPC dans le cadre d’un roadshow du 10 au 12 février 2025, a sillonné les villes de la sous-région, dans le but de conquérir les investisseurs. La compagnie pétrolière d’Etat qui gère les ressources pétrolières et gazières du Congo est présente sur le marché financier sous régional depuis la fin du mois de décembre 2024, pour mobiliser à travers une émission d’obligations par appel public à l’épargne, une enveloppe de 100 milliards FCFA. Dénommé «SNPC 6,5% net 2024-2029», l’opération a une maturité de 5 ans, avec un prix nominal fixé à 10.000 FCFA et une souscription de 150 obligations. L’initiative a obtenu le visa de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) le 18 décembre 2024, sous le numéro COSUMAF-APE-06/24. «Nous avons pour habitude de recourir à d’autres modes de financement, mais nous pensons légitimement que nous devons intéresser la sous-région Cemac. C’est notre façon aussi de communiquer sur notre activité», a affirmé le DG de la SNPC.Pour piloter ce placement, un consortium de société de bourses a été retenu avec comme chef de file LCB Capital, une filiale du groupe marocain BMCE Bank. BGFI Bank, quant à elle en sa qualité d’acteur majeur sur les marchés financiers, apportera son savoir-faire dans les activités de marché et de placement. A ses côtés, une société de Bourse congolaise Premium Capital Securities accompagnera dans l’intermédiation sur le marché monétaire, financier et boursier de la Cemac agrée par la Cosumaf. Diane Kenfack

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Blanchiment de capitaux: la BEAC apostrophe les établissements de crédit

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) hausse le ton sur certains établissements de crédit. Ceux notamment qui font preuve de négligence dans le traitement à accorder au fonctionnement des comptes libellés en FCFA appartenant à des non-résidents. «Les différents contrôles ont permis d’identifier un nombre important d’opérations au crédit et au débit des comptes des non-résidents libellés en FCFA sans liens avec l’objet du compte ou pour lesquelles aucun bénéficiaire effectif n’a pu être identifié par l’établissement de crédit teneur desdits comptes», souligne la Beac dans une lettre circulaire datant du 19 septembre 2024. Au sens de la banque centrale, ces actes constituent un enfreint aux textes communautaires sur le règlement de change et la répression du blanchiment des capitaux, du financement du terrorisme et de la prolifération en Afrique centrale. Car, des instructions desdits textes, banques sont tenues à l’obligation de vigilance à l’égard de la clientèle (identification des clients et leurs relations d’affaires, surveillance des opérations effectuées en vue de leur conformité aux activités déclarées et de la provenance des fonds). Et pourtant sur le terrain, «il a été décelé une pratique répréhensible de virements en faveur de comptes libellés en FCFA de certains correspondants bancaires et d’établissements financiers étrangers, en règlement d’importations de biens et services non déclarées aux autorités douanières et non domiciliés auprès des établissements de crédit, et subséquemment non apurés», a constaté la Beac. Bien plus, «les mouvements sur les comptes considérés font encore ressortir des opérations ordonnées par les bureaux de change de la Cemac, assimilées à des importations de billets de banque étrangers sans autorisation préalable de la banque centrale». Toutes choses qui confortent la Beac dans son injonction aux établissements de crédit à se conformer à la réglementation en vigueur. Louise Nsana

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