CEMAC

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CEMAC : Brainstorming autour du budget-programme

Réunie à Malabo du 24 au 28 novembre 2025, la Commission de la CEMAC s’est engagée dans un exercice aussi discret que décisif : repenser ses outils de pilotage à l’aune de la performance. Sous la conduite du vice-président, le Dr Charles Assamba Ongodo, un atelier stratégique sur la Planification stratégique et la Gestion axée sur les résultats (GAR) marque une étape charnière dans la modernisation de la gouvernance communautaire. Derrière l’apparente technicité des termes employés, l’enjeu est éminemment politique et économique. Il s’agit, pour l’institution communautaire, de se préparer à présenter son premier budget en mode programme dès 2027. Une révolution culturelle dans un espace où la gestion par les moyens a longtemps pris le pas sur la gestion par les résultats. Avec le futur Plan stratégique 2026–2030, la Commission veut désormais aligner ses ressources sur des objectifs clairs, mesurables et orientés vers l’impact. Encadrés par les experts du cabinet Star Group Consulting, les participants travaillent à l’appropriation des outils structurants de la GAR : cadre logique, indicateurs SMART, chaînes de résultats. L’ambition affichée est de bâtir une vision partagée de la CEMAC à l’horizon 2030, tout en définissant des axes stratégiques réalistes, capables de répondre aux défis persistants de l’intégration régionale. Au-delà de l’apprentissage, l’atelier se veut résolument productif. Les travaux doivent aboutir à une première ébauche des orientations stratégiques, ainsi qu’à une feuille de route opérationnelle pour finaliser le plan entre janvier et juin 2026. Cette démarche traduit la volonté de sortir des réformes de façade pour entrer dans une logique de transformation progressive mais structurée. En filigrane, c’est la crédibilité même de la CEMAC auprès de ses partenaires techniques et financiers qui se joue. Dans un contexte de rareté des ressources et de fortes attentes sociales, la capacité à démontrer l’efficacité de l’action communautaire devient un impératif. L’extension annoncée du budget-programme aux autres institutions dès 2028 achèvera de mesurer la portée de ce virage stratégique amorcé à Malabo. Pour de nombreux observateurs, ce chantier constitue un test de maturité institutionnelle. Rémy Biniou

Flash d’infos sous- régionales, Revue des Unes

ENSEMBLE POUR UNE INTÉGRATION RÉGIONALE DYNAMIQUE ET ÉMERGENTE

La 16ème Conférence des Chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) s’est tenue en septembre 2025, à Bangui. Cette rencontre de l’Afrique Centrale s’est démarquée par la passation de la présidence entre la Centrafrique et le Congo. Les sujets évoqués font référence à l’intégration régionale et la relance économique, soutenus par le lancement de la 16ème Journée de la CEMAC en mars 2025, axée sur les libertés de circulation.  Sur le plan économique, le rapport de la BEAC de juin 2025 souligne un ralentissement mondial et une inflation en baisse, tandis que des réformes sont nécessaires pour la stabilité macroéconomique régionale, selon un rapport du FMI de juillet 2025.Tous les détails dans ce bulletin d’information sur Radio Intégration, avec Nina Prisca MEKAM et une touche technique de Josué NABRAL.

Flash d’infos sous- régionales, Revue des Unes

CEMAC–OHADA : Une alliance renforcée pour un espace économique intégré

À Yaoundé, le 15 juillet dernier, la Commission Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ont procédé à la révision de leur accord de coopération, initialement signé en 2002. Un acte fort, dans un contexte régional en mutation, qui réaffirme la volonté commune d’ériger un cadre juridique cohérent, au service de la croissance, de l’investissement et de l’intégration sous-régionale. Retour sur un événement qui pourrait bien redessiner les contours du climat des affaires en Afrique centrale.

Flash d’infos sous- régionales, Revue des Unes

CEMAC : Une semaine décisive pour la coopération économique, financière et culturelle en Afrique centrale

La sous-région d’Afrique centrale a vécu une séquence diplomatique, économique et culturelle particulièrement intense. Du renforcement de la coopération régionale à travers le renouvellement de l’accord entre la CEMAC et l’OHADA, à la 16e session ordinaire de la conférence des chefs d’États de la CEMAC, en passant par la 3e édition des Journées communautaires de la finance islamique CEMAC et la toute première Journée économique et financière organisée par la BEAC, les initiatives se sont multipliées. Sur le plan entrepreneurial, un webinaire d’envergure a été coorganisé par la CEA et le ministre gabonais de l’entrepreneuriat, du commerce et des PME-PMI. La sphère culturelle n’a pas été en reste avec le lancement officiel de la 6e Coupe du monde de la presse culturelle, baptisée « Francophilie ». Dans le secteur privé, le groupe Lekama a marqué son expansion régionale en installant son nouveau siège à Tsinga village, au cœur de Yaoundé, au Cameroun. Autant de signaux forts qui traduisent une volonté partagée d’accélérer l’intégration, l’innovation et l’ouverture dans la sous-région.

Flash d’infos sous- régionales, Revue des Unes

L’Afrique centrale entre intégration régionale et ouverture internationale : diplomatie, économie et innovation au cœur des priorités

Dans ce bulletin , nous mettons en lumière les événements majeurs qui marquent l’actualité de l’Afrique centrale et ses liens avec le reste du monde. De la Journée du partenariat à Douala au premier congrès des ambassadeurs du club Russie-Afrique à Moscou, en passant par les travaux de la BEAC, les efforts de régulation de la CEMAC, les avancées en intelligence artificielle ou encore les perspectives de l’économie bleue dans le golfe de Guinée, ces initiatives traduisent une dynamique régionale tournée vers le développement, la coopération et l’innovation.

Flash d’infos sous- régionales, Tendance d’aujourdhui et de demain

Réglementation de change, dépendance aux importations

Yvon Sana Bangui, le Gouverneur de la BEAC, explique. Réglementation de change, dépendance aux importations. En zone Cemac, les données de la situation sont connues. Dans cette édition de Tendance d’aujourd’hui et de demain, cette situation est davantage éclaircie par une voix autorisée, celle de Yvon Sana Bangui, le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

Flash d’infos sous- régionales, Revue des Unes

Afrique Centrale en Mouvement

Ce bulletin de 10 minutes nous plonge au cœur de l’actualité de l’Afrique centrale et de ses voisins. En ouverture, cap sur le Cameroun avec la 3e édition des Journées de l’urbanisme et de la construction, un rendez-vous qui interroge les défis urbains à l’échelle nationale. Puis, direction la République Démocratique du Congo, où le déploiement progressif de l’assurance maladie obligatoire marque une étape majeure dans la politique sociale du pays. La Guinée Équatoriale affiche de son côté des indicateurs économiques encourageants avec une hausse de son produit intérieur brut en cours. Au plan régional, la 10e réunion du comité technique de la CEMAC s’est tenue, centrée sur le suivi des financements et la mise en œuvre des projets intégrateurs. Enfin, en sport, déception pour les Panthères du Gabon battues par les Éléphants de Côte d’Ivoire lors de la première journée. Un bulletin dense, qui reflète une région en pleine mutation.

Actu du jour, MATINS DE L'INTEGRATION

S.E. Professeur Faustin Archange Touadéra : « L’une des faiblesses de ces avancées réside toutefois dans le peu d’appropriation de ces acquis par les Citoyens de la Communauté »

L’intégralité du discours du Président de la République Centrafricaine et Président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

ARTICLE DE BLOG

Indice de perception de la corruption (IPC) 2024 : la Cemac toujours assise au banquet de la corruption

Les différentes places occupées par les 6 Etats de l’espace communautaire en disent long sur la prégnance du fléau. 1-Guinée Equatoriale: Pas brillant et très inquiétantC’est le type d’appréciation qu’on pourrait retrouver sur le bulletin de la Guinée Equatoriale, concernant son classement à l’Indice de perception de la corruption 2024. Moins quatre places, pour aboutir au 173e rang mondial sur 180 pays, 38 derrière le Gabon (135e mondial), et bien loin des autres pays de la zone Cemac les mieux côtés à savoir le Cameroun (140è), la Centrafrique (149è), la République du Congo (151è) et le Tchad (158è). C’est dire! «Cette baisse est sans précédent», pointe l’ONG qui classe désormais le pays de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo dans la catégorie de ceux «risquant de perdre le contrôle de la corruption». Que s’est-il passé? Selon l’analyse de Transparency International elle témoigne d’une multiplication des atteintes à la probité en Guinée Equatoriale dans un contexte de récession très forte depuis 2023. Selon la Banque africaine de développement, le PIB équato-guinéen s’est contracté de 5,7 % après avoir augmenté de 3,7 % en 2022, en raison de la baisse du PIB pétrolier de 12,8 % en 2023 après avoir augmenté de 1,7% en 2022. Depuis au moins deux ans dans ce pays, renseigne TI, d’importants revenus pétroliers financent des modes de vie somptueux pour une petite élite et la mauvaise gestion des fonds publics et les allégations crédibles de corruption de haut niveau perdurent. Et plus récemment encore, le plus «sale» est survenu avec le scandale politico-sexuel mettant en scène Baltasar Ebang Engonga, directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière de Guinée Equatoriale, l’organisme en charge de la lutte contre la criminalité financière et la corruption. 2- Tchad: retour sur mai 2024Le rapport 2025 de l’ONG Transparency international attribue au Tchad 21 points sur 100. Le pays pointe à la 158e place sur 180 pays et territoires étudiés. TI a gardé en mémoire des soupçons de corruption en marge de la construction du Grand Hôtel de N’Djaména par l’entreprise CFE, et la tentative de récupération de l’immense créance de l’Etat tchadien pour ce chantier (plus de 50 millions d’euros encore à ce jour, d’après la société de construction elle-même). Une affaire révélée par Le Soir, De Standaard et Mediapart au mois de mai 2024, et dénoncée aux justices belge et française par un consultant français. 3-RCA: au vu et au su de tousSelon TI, la corruption a infiltré tous les niveaux de la société centrafricaine, des plus hautes sphères de l’État jusqu’aux échelons les plus bas de l’administration. Il pointe du doigt un système où les pots-de-vin sont devenus la norme, où les détournements de fonds publics se font au vu et au su de tous. C’est le cas de la série d’irrégularités relatives au processus de dépôt des dossiers de candidature pour le recrutement au sein de la Fonction publique en 2024. Face à ce scandale, les rapports de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance sont restés lettre morte, suggérant que certains hauts responsables pourraient avoir intérêt à étouffer ces affaires. TI estime également qu’en 2024, la passation des marchés publics a été l’activité des pouvoirs publics centrafricains la plus exposée au risque de corruption. Elle s’est surtout manifestée par le recours aux dessous de table, des pots-de-vin, des collusions etc. 4- République du Congo: gabelous épinglésAu-delà du niveau institutionnel, la pratique de la corruption se répand aussi dans les pratiques quotidiennes, à travers le paiement de pots-de-vin pour accéder aux services publics. Parmi les citoyens qui ont sollicité certains services publics au cours de l’année précédente, des majorités disent avoir dû verser des pots-de-vin pour obtenir un document d’identité ou l’assistance de la police, éviter des problèmes avec la police ou bénéficier de services dans un établissement médical public. «Parmi les secteurs qui ont subi de plein fouet la corruption en 2024, il y a la douane qui représente 37%, les marchés publics sont à 30%, le système judiciaire représente près de 30%. La corruption est devenue endémique au Congo. Il y a des conséquences au niveau de la vie des populations, tous les indicateurs sont alarmants, et le niveau de pauvreté est à 50%», révèle TI-Congo. 5-Cameroun: Glencore toujours en mémoireLe pays de Paul Biya recule selon TI. Malgré les efforts des autorités, il reste encore d’importants efforts à faire afin de rendre plus efficace la lutte contre la corruption. Le fléau continue de faire des ravages dans notre société. D’où l’augmentation du nombre de dénonciations reçues à la CONAC et qui s’élève à 7 548 pour l’année 2023 contre 7 061 en 2022. Soit une augmentation de 487 dénonciations en valeur absolue et de 6,45% en valeur relative.Le préjudice financier subi par l’Etat du Cameroun à l’issue des missions d’enquête de la Conac est quant à lui évalué à près de 69 290 676 621 F CFA. Entre temps, l’affaire Glencore continue d’influencer le classement du Cameroun sur le fichier de TI. L’ONG a eu également un gros œil et une grande oreille sur l’avis de la Chambre des comptes de la Cour suprême. Elle qui avait donné une opinion défavorable sur la tenue des comptes publics dans son rapport de 2023 publié en fin d’année dernière, dénonçant au passage une panoplie d’irrégularités. 6- Gabon: avis au CTRIBien que trônant comme pays de la Cemac le moins corrompu en 2024, le pays du général Brice Oligui Nguema aurait occupé un meilleur classement n’eut été la grosse tâche noire laissée par des détournements de fonds publics, à la manœuvre desquels ont été cités des responsables de la distribution des produits pétroliers et de la caisse d’assurance maladie. Malgré la conscience de l’ampleur du problème de la corruption dans le pays, la lutte pour l’endiguer ne semble pas aisée pour les Gabonais. Plus de neuf citoyens sur 10 (91%) affirment qu’ils risquent des représailles ou d’autres conséquences négatives s’ils dénoncent des faits de corruption alors que seulement 9% affirment pouvoir le faire sans peur. Pour TI, si depuis le

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Activité de change dans la zone Cemac: ce qui fait problème

Entreprises du Commerce extérieur, bureaux de change, assurances, établissements de crédit et de microfinance, experts financiers et économiques de la sous-région se sont réunis le 5 février dernier à Douala. A l’invitation du ministère camerounais des Finances (Minfi), ils sont venus débattre du renforcement de la conformité des opérateurs économiques à la réglementation en vigueur dans la zone Cemac, en vue de préserver les réserves de change de la sous-région et d’assurer une stabilité monétaire durable. A en croire une note d’information publiée le 12 février 2025 par le Minfi, «le respect de cette réglementation des changes est confronté à de multiples obstacles. Parmi les problématiques présentées, il y a l’approvisionnement des bureaux de change en devises auprès des établissements de crédit». «Ici, poursuit le document du Minfi, les problèmes identifiés se situent au niveau des réglementations strictes et des quotas d’approvisionnement. Les établissements de crédit sont soumis à des réglementations restrictives en matière de quotas de devises qu’ils sont autorisés à vendre aux bureaux de change. Ces limitations peuvent entraîner une insuffisance de liquidités en devises disponibles pour les bureaux de change». Autres problèmes identifiés: le taux de commission élevé, les différences entre les besoins des bureaux de change et les disponibilités des établissements de crédit. «Les besoins des bureaux de change en devises ne correspondent pas toujours aux montants que les établissements de crédit sont prêts à fournir. Les devises disponibles sur le marché peuvent ne pas répondre aux demandes spécifiques des bureaux de change, surtout dans le cas de devises rares ou peu demandées. Les banques à cet égard ne donnent généralement que les Euros», explique la note du Minfi. Last but not the least, il y a également «le manque de transparence et de flexibilité, les ruptures d’approvisionnement et les délais de livraison, le non affichage du numéro d’agrément des bureaux de change. Bon à savoir: la rencontre de Douala répondait à l’une des recommandations formulées lors de la dernière conférence des chefs d’Etat de la Cemac à Yaoundé. Ils avaient alors réaffirmé la nécessité impérieuse de renforcer les mesures de reconstitution et de préservation des réserves de change. Parmi ces mesures, figurent l’application stricte de la réglementation des changes, le rapatriement effectif des recettes d’exportation et une gestion optimisée des flux financiers. Bobo Ousmanou

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