Suite aux «manquements» du gouvernement : des enseignants d’université envisagent l’arrêt des cours

C’est le schéma choisi par le Syndicat des professeurs de l’enseignement supérieur (SYNES) qui annonce une grève dès le 16 octobre prochain dans tous les établissements d’enseignement supérieur publics.

«C’est la quintessence d’une réunion que nous avons tenue à Bertoua le 1er octobre 2024», informe Firmin Gislain Moutil. «Nous exigeons le paiement d’indemnités de recherche accumulées depuis des années. Cet appel à déposer la craie est l’expression d’un ras-le-bol des enseignants d’universités publiques: les délais ne sont jamais respectés pour le versement de ces primes trimestrielles», fulmine le Secrétaire National à la Communication du SYNES.
À en croire ce dernier, ce n’est pas tout: «certains enseignants perçoivent leurs primes dans les délais pendant que d’autres doivent attendre longtemps». «Voilà pourquoi nous exigeons, pour le compte de l’année 2024, la transparence dans la tenue des états de la dette académique au niveau de chaque université ainsi que la publication d’un calendrier de paiement à court terme», poursuit l’universitaire. D’autres griefs sont relevés y compris le non-paiement de certaines prestations dues aux enseignants, à l’instar des frais générés par les heures de cours supplémentaires, l’encadrement des thèses ou l’intervention dans les jurys de soutenance, la nécessité impérieuse de lever la suspension des inscriptions en thèse de doctorat /Ph.D. dans les universités d’État et le déficit de circulation des informations à propos de la finalisation des états de la dette académique des universités d’État pour la période allant de 2000 à 2021.
D’après nos informations, à côté du retard qu’accuse le paiement de la troisième tranche de la prime de recherche, des pourparlers devraient être engagés dès cette semaine.

Même gangrène, même rengaine
L’on se souvient que par communiqué N° 47700024/SG/BEN/SYNES du 15 Janvier 2024, le Bureau Exécutif National du SYNES avait agité le spectre de la grève au terme de sa session extraordinaire du 21 janvier 2024. L’organisation syndicale faisait alors constater qu’au 21 janvier 2024, 70% des enseignant(e)s bénéficiaires de la prime spéciale instaurée par le chef de l’État n’avaient toujours pas reçu le paiement de la quatrième tranche. La bombe avait été désamorcée in extremis par le gouvernement qui s’était appliqué à payer une partie de l’argent dû à certains enseignants d’universités d’État.

Bobo Ousmanou

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