Le document a été dévoilé le 25 juin dernier aux concernées par le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff).
Sortir la veuve camerounaise du joug de l’ignorance est la mission affichée du Minproff. Le 25 juin dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la veuve, elle a convié les femmes ayant perdu leur époux à prendre part à des échanges relatifs à leur statut matrimonial. L’institution en charge de la protection de la femme en a profité pour leur présenter le Guide d’accompagnement juridique des veuves. L’ouvrage de 46 pages porte l’empreinte des hauts cadres juridiques des administrations intervenants dans le processus des droits des veuves. Il s’agit du ministère de la Justice et ses démembrements comme la cour suprême, la cour d’appel, en passant par le ministère des Finances. Sans oublier la caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS).
Sur le plan pratique, le guide juridique d’accompagnement juridique des veuves, apporte des éclaircies sur certains points. La page 12 qui constitue la première section, revient sur le statut des veuves au Cameroun. D’après ce guide, une veuve «est toute femme légalement mariée et qui n’a divorcé d’avec son mari au moment où survient le décès de celui-ci». La deuxième considération est que ’«toute femme en instance de divorce dont le jugement n’est pas définitif. C’est-à-dire un jugement contre lequel personne n’a fait appel ou pour lequel la cour d’appel saisie ne s’est pas encore prononcé. La troisième considération est «toute femme en séparation de corps judiciaire et dont la conversion en divorce n’a pas encore été prononcé le tribunal».
Qui n’est pas veuve
Dans ce guide, l’on catégorise également la femme qui n’est pas veuve. Le guide dénombre trois cas. Le premier concerne une «concubine ou la fiancée même ayant les enfants reconnu ou non par leur géniteur». Le deuxième cas concerne, «la femme pour qui la dote a été versée et dont le futur mari décède avant la célébration du mariage». Le dernier cas concerne «la femme mariée coutumièrement, mais dont le mariage n’est pas transcrit dans le registre d’état civil du lieu naissance de résidence de l’un des époux».
La deuxième section du livre parle des droits des veuves. Parmi ceux-ci, l’on peut citer le droit pour la veuve de se remarier. Elle a le droit d’être tutrice et administratrice des biens de ses enfants, s’ils sont encore mineurs. Elle a le droit d’avoir la moitié des biens de l’époux. Mais le guide fait une précision sur les biens: «les biens acquis par chaque époux avant le mariage, par donation ou succession ne sont pas considérés comme biens communs», lit-on dans le document.
André Gromyko Balla
