Secteur pétrolier : horizon aménagé pour les travailleurs

Leurs conditions de vie et de travail désormais arrimées à une convention collective signée le 13 novembre 2024 à Yaoundé.

Cérémonie fort courue sous la présidence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS) Grégoire Owona, accompagné pour la circonstance de son collègue Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie. Après onze sessions techniques couronnées par une session de relecture (du 23 Mars 2023 au 1er février 2024), une convention collective met à l’aise les travailleurs du secteur de la distribution du pétrole et produits dérivés au Cameroun. Le document insiste sur l’application d’une grille salariale ajustée à la classification professionnelle des emplois. Bien plus, certains avantages sont réévalués à 30 voire 50% de même que les primes des médailles du travail sans oublier une prise en charge médicale du travailleur allant jusqu’à un an après son départ à la retraite sans oublier les primes de reconversion. «Nous avons connu des avancées en terme de primes de reconversion pour les collaborateurs qui vont à la retraite, des indemnités de licenciement en terme de primes d’astreinte, une augmentation du taux du salaire, une amélioration des indemnités de logement du personnel, des primes de caisse entre autres. Nous avons également eu des avancées en termes d’assurance santé pour mieux accompagner les collaborateurs retraités qui ont travaillé au développement de l’entreprise et aussi soutenir le personnel dans certaines maladies comme les cancers ou les hépatites qui, nous le savons, sont très coûteuses pour l’entreprise et pour le travailleur, pour les personnes en général. Les négociations ont quand même tenu sur un an mais nous sommes ravis de l’aboutissement heureux de cette convention», se réjouit Michelle Eyoum, DRH dans une entreprise de distribution de produits pétroliers.

Pour le MINTSS, Grégoire Owona, il faut saluer le comportement républicain des uns et des autres qui ont privilégié le dialogue, gage d’une stabilité même si tout n’est rose. Il a rappelé qu’autant on doit sauvegarder le bien-être des travailleurs autant on doit rappeler aux travailleurs que la survie de leurs entreprises dépend aussi d’eux donc il ne faut pas tuer la poule aux œufs d’or car la grève demeure l’ultime étape lorsque toutes les étapes de négociations ont échoué.

Jean René Meva’a Amougou

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