L’entreprise publique envisage d’une part d’étaler son expertise pour un impact direct sur les producteurs locaux, et d’autre part contribuer à la sécurité alimentaire du pays.

Comme lors d’une prestation de serment, Andrée Caroline Mélanie Mebande née Ekotto Minkouna déclare être à la tête d’un Centre National d’Etudes et d’Expérimentation du Machinisme Agricole (CENEEMA) nouveau ». Ce 18 mars 2025, la cérémonie de lancement de la campagne annuelle de mécanisation agricole offre au directeur général du Ceneema de revenir sur le Plan stratégique mis en œuvre depuis 2018. Après plusieurs années marquées par une visibilité très amoindrie , ledit plan fait du l’acteur clé dans l’implémentation de la révolution agricole au Cameroun. Adopté en décembre 2020, ledit plan s’articule autour des éléments suivants:
le développement et la valorisation du potentiel d’appui technique et d’accompagnement ;
la dynamisation de la recherche et de l’expérimentation, l’innovation et la formation ; le déploiement d’une gouvernance exemplaire, le renforcement des partenariats et des capacités des acteurs.
Pour atteindre ces objectifs, le Ceneema se donne des moyens conséquents. A l’aide d’engins ( notamment ceux hérités de l’usine d’Ebolowa, soit 239 tracteurs agricoles et outils attelés pour les cultures du maïs, du riz, et du manioc (préparation du sol, semis, fertilisation, traitement phytosanitaire, récolte et égrenage/décorticage), de fabrication des outils et pièces d’usure (pièces de rechange, un lot complet de machines-outils est disponible;
_d’entretien et de maintenance des engins: un lot de pièces de rechanges pour chaque type d’engins est disponible dans les conteneurs).Ces engins qui sont en cours d’acheminement vers les antennes Régionales et les pools de Mécanisation Agricole créés par le Conseil d’Administration devront contribuer à la mise en œuvre de la politique d’Import-Substitution et, plus spécifiquement dans le cadre du Programme Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique. Il s’agira à cet effet d’ouvrir suffisamment d’espaces mécanisables dans tous les bassins de production à l’effet d’augmenter la production, et de contribuer à couvrir les besoins nationaux de consommation des denrées alimentaires, puis d’augmenter la production des denrées alimentaires dites de substitution et pouvant fortement contribuer à la sécurité alimentaire, à l’équilibre de la balance commerciale et à l’émergence des agro-industries locales l’entreprise devrait, à en croire son directeur général, d’ici quelques mois, faire du Cameroun le grenier d’Afrique centrale.
Jean René Meva’a Amougou
