En organisant à Douala un atelier intensif de relecture et de validation de la version préliminaire du Rapport Annuel 2024 de l’Union Économique de l’Afrique Centrale, la Commission de la CEMAC a envoyé un signal politique clair : celui d’une institution qui entend renforcer sa crédibilité par la qualité de ses outils d’analyse et de reddition des comptes.

Derrière l’apparente technicité de l’exercice, l’enjeu est stratégique pour une sous-région en quête de cohérence et de résultats tangibles.
Présidés par le Vice-Président de la Commission, Dr Charles Assamba Ongodo, les travaux ont rappelé que le rapport annuel n’est pas un simple document administratif. Il constitue un instrument d’aide à la décision pour la Conférence des Chefs d’État et le Conseil des Ministres, mais aussi un baromètre de la performance communautaire vis-à-vis des partenaires et des citoyens. En ce sens, l’exigence de conformité aux standards internationaux traduit la volonté de hisser la gouvernance communautaire à un niveau comparable à celui des grandes organisations multilatérales.
La méthodologie adoptée, fondée sur des groupes thématiques spécialisés suivis d’une consolidation en plénière, révèle une approche participative et structurée. Elle a permis de croiser les regards sur les dynamiques économiques, l’intégration régionale, le marché commun et la compétitivité, tout en mettant en lumière les faiblesses persistantes, notamment en matière de données et d’alignement institutionnel.
Au-delà de la forme, cet atelier interroge le fond : la capacité de l’UEAC à traduire ses objectifs en résultats mesurables. La validation prochaine du rapport par le Collège des Commissaires apparaît ainsi comme une étape décisive, appelée à renforcer la lisibilité de l’action communautaire et à restaurer la confiance dans le projet d’intégration de la CEMAC.
Ongoung Zong Bella
