À Yaoundé, le 1ᵉʳ juillet dernier, un hommage a été rendu à ceux qui ont porté ce média durant un demi-siècle.
Les activités marquant la célébration du cinquantième anniversaire du quotidien national Cameroon Tribune ont permis de connaitre l’histoire de ce média.
Historique
Dans sa prise de parole, René Emmanuel Sadi a rendu hommage aux pontes du journal à capitaux publics. En première ligne, le Pr Jacques Fame Ndongo, « journaliste de renom, en son temps, ancien rédacteur en chef exécutif, coordonnateur de l’équipe pionnière de réaction du tout premier quotidien d’État du Cameroon, porté sur les Fonds baptismaux, un lundi premier juillet 1974, c’est-à-dire, il y a 50 ans, jour pour jour ». Dans la même lancée, le ministre de la Communication tire un coup de chapeau à She Peter Mabu, «actuel directeur général adjoint de la Sopecam, qui, à la même époque, assura la coordination de la rédaction de la version anglaise du quotidien national Cameroon Tribune. » Le quotidien, ajoute-t-il, était alors imprimé par la Société camerounaise de publication (SCP) (dont la fusion en 1977 avec l’Agence camerounaise de presse et les Ateliers graphiques du Cameroun ont abouti à la Sopecam, entité qui assure l’édition actuelle de Cameroon Tribune).
Ainsi, Cameroon Tribune est le produit d’une vision noble. « Cameroon Tribune est né de la volonté de l’État de doter notre paysage médiatique alors monolithique, d’un organe de presse de service public de premier plan, à même d’apporter une réponse opportune et significative aux besoins des populations en information, en éducation et en divertissement tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur de la frontière nationale» raconte le ministre de la Communication.
Hommages
Et pour qu’elle se réalise et perdure, plusieurs petites mains l’ont porté et la portent encore, relève Marie-Claire Nnana. «Cameroun Tribune a commencé à écrire l’histoire en marche, comme seuls les privilégiés savent le faire. Pendant cinq décennies, deux générations d’hommes et de femmes se sont succédées pour porter et maintenir ce projet éditorial à travers divers époques à travers parfois de lourds sacrifices », fait savoir le directeur général de la Société de presse et d’édition du Cameroun, par ailleurs directeur de publication du quotidien national du Cameroun. Par ailleurs, une minute de silence a été observée pour ceux de ces pionniers qui ont rangé leurs plumes.
L’An 50 de Cameroon Tribune est une occasion de tordre le cou aux rumeurs. À en croire René Emmanuel Sadi ce journal n’est pas un média « pro-gouvernemental », comme le laisse entendre une certaine opinion. C’est plutôt, explique-t-il, un quotidien édité par une entreprise publique, avec pour actionnaire unique, l’État du Cameroun. Par ailleurs, le quotidien national fonctionne selon les principes du service public : l’obligation de continuité, le principe d’égalité et de neutralité et la mutabilité, précise le Mincom.
C’est ce qui explique la tenue des Journées portes ouvertes et d’un colloque sur le sujet, le tout couronné de la remise des médailles aux meilleurs employés et une soirée de gala prévue à l’hôtel Hilton de Yaoundé
Joelle Effa
