Projets intégrateurs de première génération: 67% de taux de réalisation

La neuvième réunion du comité technique en charge de suivi de la mobilisation des financements et de la mise en œuvre des projets intégrateurs prioritaires en zone Cémac s’est ouverte ce lundi 9 septembre 2024, à Douala. Cette rencontre a permis de faire le point de la mobilisation des financements pour ces projets intégrateurs de deuxième génération, appelés à accélérer le développement de la sous-région par la facilitation de la libre-circulation des personnes et des biens.

Les experts lancent la 2ème phase des projets intégrateurs

13 projets qui ont obtenu des promesses de financement d’un peu plus de 6000 milliards de FCFA. «Ce ne sont pas des projets supervisés par la Cemac ou le pref-Cemac. Ce sont des projets mis en place par des cellules conjointes des projets. C’est-à-dire un modèle original qui fait en sorte qu’après avis de non objection, une cellule est mise en place et elle est gérée conjointement avec celui qui finance dans un compte [bancaire] distinct de la Cemac, distinct des comptes du trésor nationaux», explique Michel-Cyr Djena Wembou, secrétaire permanent du programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac).

La neuvième réunion du comité technique en charge du suivi de la mobilisation des financements et de la mise en œuvre des projets intégrateurs de la Cemac aura également permis aux experts de faire le point sur la mise en œuvre des projets en cours d’exécution du premier programme des projets intégrateurs. Ce qui conduit à dresser l’état de mise en œuvre des projets restants de ce premier programme; à examiner les conditions et les modalités de démarrage effectif des projets; à désigner les chefs de file par projet au niveau des institutions et des banques de développement; à faire le point sur les financements annoncés du deuxième programme de projets intégrateurs par le bailleurs, auteurs de promesses lors de la table ronde des 28 et 29 novembre 2023, à Paris.

La Cemac veut porter le taux de commerce sous régional à 40% d’ici 203, contrairement au moins de 5% d’aujourd’hui. «Il faut construire des routes, des ponts pour que les marchandises et les populations puissent circuler en partant du Tchad jusqu’au Gabon; [en passant par] le Cameroun, la Centrafrique, la Guinée Equatoriale», a affirmé Antoine Nkodia, président du comité de suivi du Pref-Cemac. Le deuxième programme de projets intégrateurs de la Cemac comprend des aménagements routiers, ferroviaires et électriques. Il en est du bitumage prévu du corridor Pointe noire- Brazzaville – Ouesso – Bangui – Ndjamena; la construction du chemin de fer Ngaoundéré – Ndjamena entre le Cameroun et le Tchad; la construction de la ligne électrique Grand Poubara – Imboulou entre le Gabon et le Congo.

D’après des données publiées par le comité de suivi des projets intégrateurs de la Cemac, le taux de réalisation du premier programme de 11 projets adopté en 2019 est aujourd’hui de 67%. Le parachèvement des 24 projets des deux programmes est une opportunité pour la sous-région au moment où la Zone de libre-échange Africaine se met en place.

Diane Kenfack

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