Présidentielle 2025 : L’opposition entre ponts et fossés

L’administration territoriale accusée de se faufiler au milieu des querelles internes de certains partis politiques.

L’administration territoriale a clairement choisi son camp dans les confrontations internes qui opposent les acteurs de l’opposition camerounaise. Le ministre Paul Atanga Nji est accusé de prendre fait et cause pour certains cadres de l’opposition, pourtant contestés par une frange de leurs militants. De Robert Kona du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) à Daissala Tigana Tassi du Mouvement Démocratique pour la Défense de la République (MDR) en passant par l’une des factions de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) représentée par Bapooh Lipot, le constat est bien plausible. S’agissant du PCRN, Atanga Nji soutient clairement Robert Kona puisqu’il y a peu, il a adressé une correspondance à ELECAM dans laquelle il déclarait que Kona devrait être reconnu comme le seul et incontestable Président-Fondateur de ce parti. Il a précisé qu’aucune notification officielle ne reconnaissait la légitimité de Cabral Libii. Pourtant, le Tribunal de Première Instance de Kaélé avait débouté Kona le 5 septembre 2024 au profit de Cabral.


A cet effet, Moukoko Priso rappelle que «lorsque le multipartisme de fait revient en 1991, le pouvoir reprend presqu’aux détails près les pratiques du colonialisme: sabotage, souvent illégal, des partis concurrents; création de pseudo-partis pour donner l’image d’une opposition émiettée en mille morceaux, violences physiques contre les militants et dirigeants des partis concurrents». Il est certain que la gouvernance électorale parfaite sous l’emprise du couple MINAT-ELECAM semble être le nœud gordien de la propulsion des partis de l’opposition dans la course vers la magistrature suprême.


Entre Maurice Kamto, candidat déclaré du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) aux présidentielles et Atanga Nji, c’est tout sauf de l’amour. Il s’agit de deux hommes qui représentent une institution et une organisation partisane et qui, par médias interposés, ne se lâchent pas d’une semelle. Candidatera, ne candidatera pas. Alors que Kamto semble être certain de sa candidature à la prochaine présidentielle, Atanga Nji parait déterminer à l’en dissuader. Il y’a peu, le directoire de son parti lançait une campagne de collecte de fonds afin de soutenir sa campagne à venir. «Nous sommes sûrs et certains, que notre candidat sera présent à ce rendez-vous électoral. Il n’y a même pas débat là-dessus, soutient un jeune militant de la «Renaissance» rencontré lors d’une tournée dans un débit de boisson. Le pouvoir essaie de distraire l’opinion dans le but de disperser notre électorat. Mais nous restons concentrés. Nous serons là. Inscrivons-nous sur les listes électorales et retirons nos cartes d’électeurs. On ne baissera pas la garde».

Dr TOM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut