Le tableau affiche un soutien continu au développement local d’une part, et une bonne aura à l’international d’autre part.
1974-2024, 50 ans de maturité, que le Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale (Feicom) est aux côtés des Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Cela se retrouve dans la désignation du thème: «50 ans du financement du développement local pour contribuer à l’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations». Ce 24 juillet 2024, sur la scène de la 13e édition du Salon de l’action gouvernementale (Sago) à Yaoundé, le directeur général du Feicom entend populariser l’action de la structure dont il a la charge. A travers une démarche à la fois rétrospective et prospective, Philippe Camille Akoa en profite pour caractériser la vision du Feicom. «On ne peut ne pas continuer de grandir sans s’interroger sur son bien-fondé, son bilan, et apprécier le chemin parcouru. Nous pensons que le bilan du Feicom est satisfaisant. Tout en restant dans l’amélioration, nous pensons qu’il y a des choses à parfaire», dit-il. Et de poursuivre: «Nous entendons faire des collectivités territoriales décentralisées un lieu où il fait bon vivre, être aux côtés du gouvernement pour effectivement améliorer les conditions de vie de nos concitoyens».
Rayonnement
Fort de son ancrage à rendre les communes plus attractives, le Feicom suscite de l’intérêt à l’échelon international. «Nous recevons les délégations étrangères qui viennent s’inspirer du modèle Camerounais sur la décentralisation dans le cadre de son financement. D’ailleurs nous nous apprêtons à recevoir une délégation étrangère qui viendra de la Guinée Conakry, en début d’année nous avons eu le passage de deux délégations venues du Burkina-Faso, et du Togo, et l’année dernière, nous avons reçu la délégation du Gabon», laisse entendre le Directeur général du Feicom.
Plaidoiries
Nonobstant les bons points enregistrés par le Feicom dans l’accompagnement des CTD Augustin Tamba, président de l’Association des Communes et Villes Unies du Cameroun(CVUC) dans sa plaidoirie attire l’attention de la tutelle, le ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL). «Les fonds du Feicom ne peuvent pas être séquestrés, ils doivent être libres pour avoir un statut spécial à l’ère de la décentralisation. Nos fonds doivent rester disponibles, parce qu’ils sont faits pour régler les problèmes au quotidien avec une flexibilité», martèle-t-il. Il conclut en la félicitant «pour les aménagements mis en place pour que le Feicom héberge les fonds dérivés de la diplomatie internationale de la coopération pour lui permettre d’avoir une capacité d’intervention de terrain redoutable, et efficace pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations».
Olivier Mbessité
