Lutte contre le blanchiment d’argent : le Gabac invitée à mettre à jour son dispositif

Afin de relever des défis nouveaux défis qui s’imposent actuellement à elle, il est suggéré à cette institution spécialisée de la Cemac une collaboration avec le Groupe d’Action Financière (GAFI) dans le respect des normes internationales.

Ambiance des travaux à Libreville le 28 septembre 2024

Depuis plusieurs années, la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération d’armes est une priorité de l’Afrique centrale. Seulement, bien que tenant compte des efforts considérables déployés, des avis s’attardent chaque jour sur quelques lacunes. La question a été évoquée (une nouvelle fois) le 28 septembre dernier lors de la XIIIème Plénière statutaire du Gabac (Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale) tenue à Libreville. Les participants à ce conclave se sont montrés favorables à l’amélioration du cadre de mis en œuvre du dispositif de lutte contre les fléaux cités supra. 

Parmi les mesures présentées par les experts figurent des propositions visant à améliorer la mise en œuvre des règles existantes, un ensemble de règles plus détaillées et harmonisées, une surveillance améliorée et cohérente, c’est-à-dire et moins sujette à des divergences de mise en œuvre ou de transposition par les États membres. En sa qualité de président en exercice du Gabac, Mays Mouissi, a insisté sur l’importance pour le Gabac de relever les défis actuels en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération d’armes, rappelant que cette lutte est globale et nécessite une collaboration avec le Groupe d’Action Financière (Gafi).

Créé en 1989 et est basé à Paris, le Gafi est une organisation mondiale de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Cette organisation intergouvernementale fixe des normes internationales visant à prévenir ces activités illégales et les dommages qu’elles causent à la société. En tant qu’organe d’élaboration des politiques, le GAFI s’efforce de susciter la volonté politique nécessaire à la mise en œuvre de réformes législatives et réglementaires nationales dans ces domaines.

En charge de la promotion des normes, instruments et standards de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, le Gabac assiste également les États membres dans leurs politiques anti-blanchiment et coopère avec les structures qui œuvrent dans le même domaine à travers le monde.

Le Gabac compte en son sein les ministres en charge des Finances, de la Justice, de l’Intérieur et de la Sécurité du Gabon, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Tchad, le président de la Commission de la Cemac, le secrétaire général de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le gouverneur de la Banque centrale de la République démocratique du Congo (BCC) et le président du Comité des chefs de police d’Afrique centrale) (CCPAC).

Jean-René Meva’a Amougou

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