Depuis le début du mois en cours, la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM) est aux avant-postes d’une caravane de formations des femmes sur la fabrication des produits de première nécessité.

Être pauvre ou en situation de précarité peut bien entendu être lié à un manque de ressources. Mais, comme le défend la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM), il s’agit surtout d’un problème de capabilité, c’est-à-dire d’une capacité à convertir des ressources en des fonctionnements effectifs qui permettent de mener une vie digne. Sur cette base, Yollande Mbarga, la présidente de la DYFEM pilote depuis le 1er septembre 2024, une caravane des formations sur la lutte contre la vie chère. « Elle a pour but d’accompagner les femmes dans les formations sur la fabrication des produits de première nécessité (savon liquide ; savon en poudre ; eau de Javel ; menthol et pierre noire notamment) », précise Yollande Mbarga.
Mobilisée sur un ambitieux projet qui s’étend jusqu’en décembre 2024 dans les 10 villages du Groupement Mvog-Amoug2, la présidente de la DYFEM s’inscrit dans cette vision : « la promotion de l’autonomie des femmes à travers la création d’une activité génératrice de revenu ainsi que la valorisation de leurs savoir-faire ».
En s’inspirant de la formation sur la fabrication du menthol ayant impliqué une trentaine de femmes des villages du sud du Groupement (Ekombitié, Abimoah et Nkolmevah), Yollande Mbarga interprète le travail accompli par la DYFEM sous l’angle de la pratique de la résilience et l’empowerment. Selon la dirigeante de la DYFEM, la possibilité d’une relance du progrès social surgit ainsi à travers une reconnaissance de l’approche par les capabilités, manière de penser les conditions du développement humain en ouvrant les choix de vie pour tout individu. « C’est la raison pour laquelle nous laissons aux femmes installées dans nos 10 villages de choisir la formation qui leur convient le mieux ».
Jean-René Meva’a Amougou
