La Zambie a déposé ce 17 février 2025 son instrument d’adhésion à l’accord de facilitation du transport en transit du Corridor central (CCTTFA) auprès de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).

Ce qui porte à sept le nombre de pays impliqués dans le projet de construction d’un corridor multimodal entre des pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique central. Soit la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Malawi et la Tanzanie. «Environ 60% de marchandises transitant par le port de Dar Es Salam proviennent de la République démocratique du Congo. Paradoxalement, le coût des transports dans notre pays demeure élevé en raison de nos infrastructures qui restent insuffisantes. Le projet de construction du chemin de fer à écartement standard reliant la Tanzanie avec le Burundi ainsi que la connexion avec Uvira et Kindu en RDC représentent une opportunité majeure pour notre développement régional», souligne le ministre RD Congolais des Transports, des Voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba. Les infrastructures envisagées par le CCTTFA comprennent des réseaux de 20 voies de transport ferroviaires, 20 voies navigables intérieures du Burundi, de la RDC et de la Tanzanie à relier au port de Dar Es Salam, ainsi que la réhabilitation de lignes de transport routier, entre autres. «Le projet de chemin de fer à écartement standard que nous développons est un projet de trois pays. Sur la section de la Tanzanie, le train est déjà opérationnel. Maintenant du côté de la section Tanzanie-Burundi, les deux pays ont signé des contrats de construction de la voie ferroviaire le 29 janvier 2025. Pour la section Burundi-RDC, les études de faisabilité sont en cours», révèle le secrétaire exécutif du CCTTFA, Flory Okandju Okonge, dans une récente sortie médiatique.
Louise Nsana
