Il y a parmi nous des gens qui, il n’y a pas longtemps, trouvaient que Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye avaient tourné le dos aux engagements pris par eux dans l’opposition. Pour ces frères impatients, les deux frères avaient trahi la lutte pour un Sénégal libre et souverain.

Ce sont les mêmes impatients qui, après avoir chanté ses louanges, sont devenus les plus grands pourfendeurs de Dramane Ouattara.
Ils doivent comprendre aujourd’hui qu’il n’y a jamais rien de bon dans les jugements hâtifs et péremptoires, qu’il est toujours sage d’accorder un certain temps à quiconque vient de commencer avant de se prononcer sur son action.
Je me suis donc gardé d’emboucher la trompette des Africains qui, parce que Sonko et Diomaye Faye n’agissaient pas comme ils voulaient, les voyaient déjà comme des traîtres.
Ma lecture de la situation était que les deux hommes attendaient de bien se poser, c’est-à-dire d’avoir la majorité au Parlement, avant d’appliquer leur projet de société.
Ce 28 novembre 2024, le président sénégalais a déclaré que la France va devoir fermer ses bases militaires au Sénégal, là où Jean-Marie Bockel parlait de réduction et de cogestion de ces bases.
Je ne peux que le féliciter pour cette courageuse décision.
Félicitations également au Tchad qui vient de mettre fin à son accord de défense avec la France.
On attend le tour du Gabon et de la Côte d’Ivoire. Mais seuls des souverainistes peuvent exiger la fermeture des bases militaires françaises dans ces deux pays que Paris a longtemps considérés comme sa chasse gardée.
On veut des dirigeants souverainistes. Fini le temps des présidents qui cherchent à plaire à la France.
Jean-Claude Djéréké
