Hélène Ndougsa- MBang : «par rapport à l’année dernière, nous avons un peu moins de 20 incidents

Les apprenants de la 14ᵉ promotion du Master organisé par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) viennent de recevoir leur parchemin de fin de formation à Yaoundé.

En quoi consiste cette sortie?
«Il faut signaler que nous avons une coordination de management de la sécurité qui est en charge de mettre en œuvre des mesures de contrôle dans le sens où on veut on diminuer les incidents que nous enregistrons sur les passages à niveau. En effet, au niveau de Camrail, nous avons une base de données qui nous permet de recenser les incidents que nous enregistrons. Pour les mesures de prévention, Camarail a instauré, en collaboration avec l’Union internationale des chemins de fer, pour la célébration de Journée internationale de sensibilisation de campagnes de sensibilisation qui nous permettent de nous rapprocher des usagers de la route pour continuer la sensibilisation de proximité pour éviter des accidents et des incidents sur les passages à niveau. Ce n’est pas évident, parce que nous ne pouvons pas faire la police derrière chaque usager. Nous continuons notre bataille, à travers cette sensibilisation.

Qu’en est-il de la cadence des accidents sur les passages routiers?
Par rapport à l’année dernière, nous avons un peu moins de 20 incidents. Hormis les passages à niveau qui sont reconnus, certaines personnes, par ignorance ou par mégarde, ont également mis sur pied des passages à niveau clandestins pour lesquels nous nous battons. Et dans ce sens, nous demandons un peu plus d’accompagnement de la part de notre ministère de tutelle qui nous accompagne déjà, à travers la direction ferroviaire, pour éradiquer ce phénomène. Nous poursuivons notre campagne de sensibilisation, avec l’aide de notre direction générale.

D’après vous, les mesures prises jusqu’à présent ont-elles porté des fruits?
N’ayant pas de chiffres exacts, je peux tout de même dire que les efforts menés jusqu’ici portent des fruits. Et c’est le lieu ici de rappeler que nous nous faisons accompagner par un partenaire qui est Sécuroute, un organisme suffisamment aguerris en matière de prévention en ce qui concerne la sécurité routière. Je voudrais d’ailleurs préciser que la campagne de sensibilisation que nous menons aujourd’hui ne se passe pas uniquement à Yaoundé. Cette campagne se tient dans l’ensemble du réseau ferroviaire de Camrail. Notamment à Ngaoundéré, à Belabo et à Douala. Les équipes y sont mobilisées.

Pourquoi avoir choisi les mototaximen?
Nous avons mis l’accent sur les mototaxis parce que, cette année, le thème porte sur les personnes vulnérables qui sont les mototaximans, les motocylistes, et même également les piétons. Ce n’est pas qu’une affaire de mototaximens uniquement, même les piétons sont concernés puisque ces passages à niveau sont également utilisés par les piétons. Nous pensons que ce sont des personnes qui ne connaissent pas le Code de la route. Il est important de les sensibiliser, parce que les statistiques à notre niveau démontrent qu’une bonne partie des travailleurs de ce secteur sont victimes d’accidents de la circulation, parce qu’ils se disent toujours que le train va freiner, sauf que le train ne freine pas comme un véhicule, quand il arrive qu’il freine.

Propos recueillis par
Joseph Julien Ondoua Owona

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