Réunis ce samedi 13 juillet à Yaoundé dans l’enceinte de leur représentation diplomatique, les jeunes ressortissants de ce pays se sont résolus à parler d’une seule voix.
Le 15 août prochain marque le 64ᵉ anniversaire de l’accession à l’indépendance du pays de Marien Ngouabi (officier et homme d’État congolais, né le 31 décembre 1938 à Ombele et mort le 18 mars 1977 à Brazzaville). Pour les étudiants congolais, c’est une occasion de se lancer dans des festivités grandioses dans la capitale camerounaise. « La fête sera très belle. Nous devons faire mieux que l’année dernière», promet Banzouzi Miampassi, étudiant à l’Institut sous régional de la statistique et d’économie appliquée (ISSEA). La fête approchant à grands pas, l’accent est beaucoup plus mis sur l’hébergement.
Parce que ces bonnes intentions doivent s’accompagner par des moyens, l’ambassade assure, par le billet de son représentant, Jean-Michel Yloulou Bayenda, premier conseiller, «qu’elle apportera une contribution pour que les étudiants se sentent à l’aise». Outre cet apport, les étudiants prennent l’engagement d’apporter les fonds nécessaires avant le 15 août. «Dans deux semaines, nous devons avoir eu les fonds nécessaires pour la fête», souligne Irch, membre du comité d’organisation.
Intégration
Malgré cet enthousiasme, aucune décision n’a été prise quant au lieu des festivités. Et c’est chacun qui doit se prononcer sur le sujet. Et pour contenter tous les membres, le Comité d’organisation annonce la tenue d’une prochaine réunion pour débattre du sujet.
Avec les moyens qu’ils auront, les jeunes congolais envisagent de fêter le 15 aout au côté de leurs frères camerounais. «Nous sommes un peuple, celui d’Afrique centrale. Donc, nous allons festoyer avec les camerounais», rassure Mbongo Bachy Ravel, membre du comité d’organisation. Les étudiants des autres pays d’Afrique centrale et même d’ailleurs comme la RDC y sont également conviés pour que la fête soit belle, à l’africaine.
Association unique
Outre la fête nationale, ces jeunes se sont également résolus à s’unir. Deux heures d’horloge, c’est le temps qu’il a fallu aux étudiants congolais pour créer une association unique regroupant l’ensemble des étudiants congolais présents au Cameroun. Ils sont venus de toutes les universités. «Cette association a pour objectif de fédérer l’ensemble des étudiants vivant au Cameroun. Je suis souvent mal à l’aise quand un compatriote est en difficulté et qu’on découvre la situation sur les réseaux sociaux», déclare Mbongo Bachy Ravel, président du comité de réflexion.
À l’issue de la réunion, un comité Ad hoc est mis sur pied. Constitué de sept membres, il a pour mission de regrouper tous les étudiants congolais. Il doit également travailler les textes sur le plan juridique en faisant un maillage des lois camerounaises et congolaises. Par ailleurs, les contours de cette association restent à définir. Pour les responsables de l’ambassade, l’initiative est louable et mérite d’être encourager. «Je vous invite à être « un » ici au Cameroun. Ceci dit, le problème d’un étudiant de l’ISSEA doit être celui de son compatriote d’une université de Ngaoundéré», prodigue Jean-Michel Yloulou Bayenda, le premier conseiller de l’ambassade, représentant de l’ambassadeur.
André Gromyko Balla
