Festival Mbog liaa 2024 : le peuple Bassa-Mpoo-Bati en apothéose à Pouma

Ces communautés localisées entre les régions camerounaises du Littoral, du Sud, et du Centre ont rendez-vous avec leur culture du 22 au 30 novembre 2024.

MBog Liaa en langue Bassa rassemblement de la famille

La grand-messe du peuple Bassa-Mpoo-Bati est sur les rails. Le festival inhérent à l’exposition des richesses culturelles de ce groupement se tient à Pouma dans la région du Littoral, du 22 au 30 novembre 2024, avec en fond de toile l’exaltation du Bassa, du Bakoko et du Bati. Comme pour en décliner toute la musicalité associée à ces langues, Belka Tobis et X Maleya en donneront le La. En marge, de tiendront des reflexions sur le développement d’une écriture en langue Bassa, Mpoo et Bati ; avec en point de mire l’adoption d’un système graphique normatif. «La langue est une facette, certes parmi d’autres, mais certainement la principale, le socle, de la culture d’un peuple, dont la connaissance approfondie et l’observance font du sujet un membre à part entière de la communauté. Par déduction, le peu de connaissance ou la non connaissance de sa langue d’origine fait du sujet un membre à part, entièrement ou partiellement exclu des pans entiers de son héritage culturel. Ce dernier cas de figure est la situation la plus partagée dans l’aire culturelle Mbog Liaa qu’il faut renverser», souligne l’Association.

La 6e édition du Festival Mbog Liaa signe le comeback de cet évènement après un dernier acte tenu en 2016 à Douala. Et c’est un retour en force auquel le public aura droit car la programmation s’élargit avec l’introduction d’une pléthore d’activités sociales et médicales (consultations et soins gratuits), des expositions et des conférences, un festival du cinéma entièrement en langue Bassa ; l’association médicale Bassa-Mpoo-Bati, une opération du ministère des Affaires sociales pour la défense des actes d’Etats-civil aux populations. «L’organisation de la Journée dédiée aux familles et à la chefferie traditionnelle traduit la vision de l’exécutif de Mbog Liaa d’avoir une identité qui exalte l’unité ou l’union des familles. Au bout, il est question de contribuer à l’élaboration d’un mémorandum des familles. Un objectif qui ne pourrait être atteint, une dynamique qui ne saurait se déployer sans l’appui et la contribution d’une chefferie traditionnelle solide, consciente de ses responsabilités», souligne-t-on au sein de l’Association Mbog Liaa. Partant de ce postulat, les chefs traditionnelles bénéficieront du renforcement des capacités en termes d’appropriation de la décentralisation et ses mécanismes.

Louise Nsana

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