Au ministère camerounais de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), « reconnaissance et réparation » ont été érigés en mots clés des festivités du 31 juillet dernier.

«Cette édition (de laJFA) met en lumière le besoin d’agir pour corriger les injustices que les femmes africaines ont subies, aussi bien dans le passé qu’aujourd’hui sur le plan social et économique. Il s’agit de penser aux réparations sociales et économiques pour soutenir les victimes en allant au-delà des compensations financières en passant par l’accès aux services sociaux de base. L’objectif visé cette année est de contribuer à la reconnaissance et à la réparation des injustices historiques et contemporaines subies par les femmes africaines, à travers des actions concrètes de justice sociale et économique. Il s’agit d’une reconnaissance claire des souffrances subies par les femmes à travers l’histoire », a scandé le Minproff.
celles faites Minproff au cours de la 63ᵉ édition de la JFA dessinent une courbe où se lit plusieurs enjeux. Ceux-ci combinent la reconnaissance des préjudices historiques et contemporains (causes) subis par les femmes (les souffrances vécues par les femmes) ; la correction des injustices structurelles, les conséquences des violations des droits humains et des inégalités ; et la garantie que ces préjudices ne se reproduisent plus.
D’une manière générale, le Minproff suggère une rupture établie sur des fondements nouveaux et qui inclut des principes, des valeurs, des modes de faire qui n’enferme pas la Femme africaine. Il s’agit notamment de « la reconnaissance du rôle des femmes dans les luttes de libération et du développement du continent ; la réforme des lois et normes sociales discriminatoires ; mise en oeuvre des politiques d’accès préférentiel (quotas, subventions, financements dédiés) ; l’accès à des programmes spécifiques de soutien aux femmes marginalisées».
JRMA
