C’est ce qu’augure le lancement à partir de 2025 d’un certain nombre de projets qui permettront d’adresser des questions de fragilité économiques des populations.

La Banque africaine de développement prend à bras le corps le problème des vulnérabilités des populations camerounaises. Aussi s’ouvre-t-elle à plusieurs perspectives d’investissement qui favoriseront entre autres l’émergence du secteur privé dans le pays. Aussi l’année 2025 verra-t-elle le lancement des activités du projet d’Aménagement territorial de la région de l’Extrême-Nord. Celui-ci bénéficie du financement de la BAD d’un montant de 133 milliards de FCFA; avec pour objectifs de contribuer à l’aménagement du territoire, à la facilitation de la circulation des biens et personnes à l’intérieur du pays et vers les pays voisins, à catalyser la production agricole, pastorale et piscicole de la région, à renforcer la sécurité routière, à réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations; ainsi qu’à restaurer la présence de l’Etat et des services sociaux de base. Plusieurs projets d’infrastructures sont prévus dans le cadre de cette initiative. L’on compte ainsi la réhabilitation de la route Moutourwa-Maroua et Magada-Yagoua sur le corridor Douala-Ndjamena. «La Région de l’Extrême-Nord qui constitue un véritable carrefour sous régional subit les effets de trois crises majeures, distinctes mais étroitement liées. Il s’agit d’un déficit de développement structurel et persistant; une rupture du contrat social au Nigéria voisin qui s’est manifestée par une insurrection extrémiste violente, avec des répercussions sur le territoire camerounais et une crise environnementale préoccupante, conséquence évidente du changement climatique. Ceci requiert plus d’attention et de ressources pour en atténuer l’impact sur les populations, les aider à absorber les chocs qui y sont inhérents et à développer des réflexes de résilience appropriés et durables», explique la BAD.
Toujours dans le but de mettre en place des facilités nécessaires à l’impulsion des activités agropastorales et halieutiques au Cameroun, L’Etat et la Banque africaine de développement peaufinent le projet Plaine centrale Agro Parc. Lequel s’adosse à la politique d’import-substitution promue par la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) dans le but d’inverser la tendance déficitaire de la balance commerciale et d’améliorer les performances sur le secteur rural en vue d’assurer la souveraineté alimentaire dans le pays. «Cette année, nous allons pérenniser le projet de la Plaine centrale en démarrant ce que nous appelons la mise en place des agro-parcs qui vont permettre d’industrialiser l’agriculture au Cameroun, mais surtout d’accélérer la mise en œuvre de cette politique d’import-substitution que veut voir réaliser le chef de l’Etat camerounais», annonce Serge Marie N’guessan. Si le chronogramme des activités y afférentes reste inconnu pour l’heure, l’on se souvient que le projet sera implémenté sur 400 000 hectares le long du corridor Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré.
Louise Nsana
