Selon l’institution en charge des examens de fin du second cycle au Cameroun, 29171 mentions autres que passable, notamment 05 excellent, 413 très bien, 32 96 «Bien» et 25 457 «Assez-Bien».

L’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC) vient de rendre la copie de la 19e édition du Palmarès des établissements aux examens officiels relevant de son ressort pour la session 2024. Le document dédié à la communauté éducative et aux décideurs dévoile une fois encore le classement des établissements dans différents ordres et sur divers plans.
Le Palmarès 2024 dresse également une étude qualitative de l’éducation implémentée au cours de l’année scolaire écoulée. «Pour une structure scolaire donnée, il s’agit du nombre de candidats à l’entrée, comparée au nombre d’admis obtenus aux examens concernés par son offre de formation» explique-t-il. La méthode tient sur le fait que «vous pouvez avoir un candidat qui réussit son examen, tandis que votre voisin a 1000 candidats, 400 d’entre eux réussissent. On se dit, sur le plan de la qualité, vous enregistrez un résultat de 100%, pourtant il a plus d’admis que vous», détaille-t-il. Au regard des performances respectives, 391 sur 2276 établissements ou lieux de formation s’en sortent avec un taux de réussite supérieur ou égale à 50%», explique le patron de l’OBC. Comme à l’accoutumée, les établissements privés et précisément ceux de confession catholique occupent les premières places.
Quant à l’évaluation quantitative, il ressort de ce palmarès que 412 215 candidats issus de 2276 établissement ont pris part à la session 2024. Aux résultats finaux, 183 431 ont été admis. Pour ce qui est du rendement des candidats, l’on relève: 29171 mentions autres que passable, notamment 05 excellent, 413 très bien, 32 96 «Bien» et 25 457 «Assez-Bien».
Innovations
Pour se faire un meilleur écho auprès de son public, l’Office du Baccalauréat a innové. Aux rubriques habituelles, elle vient d’en ajouter d’autres qui se déclinent en un classement à trois volets: le taux de réussite, le nombre de meilleures mentions et le nombre d’admis. À en croire le patron de l’office, cela vise à «améliorer la lisibilité de l’information servie aux publics et à accroître l’éclairage de la communauté éducative» sur les différents performances qui en disent long sur le dynamisme du sous-système francophone, explique-t-il.
Session 2025
Et si les contenus étaient revus ?
Le directeur de l’Office du Baccalauréat du Cameroun suggère de revoir la composition des curricula et la réduction des disciplines aux examens officiels.
Selon le bilan officiel de l’Office du Baccalauréat du Cameroun, la session 2024 a engrangé un taux de réussite de 44, 96% contre 61,59%. Soit une baisse estimée à 16,63%. Sans s’en féliciter Etienne Roger Minkoulou pense que beaucoup a été fait, mais des améliorations sont nécessaires. Dans le «Palmarès des établissements aux examens de l’office du baccalauréat du Cameroun session 2024», le directeur général de l’OBC dévoile quelques manquements qui, selon des études menées à son niveau, auraient affecté le rendement des candidats.
L’homme part du postulat d’après lequel, les candidats affichent de très mauvaises performances dans les mêmes disciplines au fil des années. Dans l’enseignement général par exemple, les candidats ont une fois encore eu d’énormes difficultés dans «toutes les disciplines hormis les sciences sociales et l’éducation physique sportives».
Dans l’enseignement technique, évoque-t-il, plusieurs disciplines méritent une meilleure attention de la part des responsables de la chaine pédagogique. Notamment la Mécanique appliquée, les Mathématiques, la Construction mécanique, la Chimie analytique et physique, l’Anglais, les Schémas électroniques, l’Automatisme, la Biophysique et chimie, la Technologie mécanique et hydraulique entre autres.
Le cri d’alarme est le même dans la filière Sciences et technologies du Tertiaire. Les Mathématiques appliquées la Fiscalité, les Techniques comptables, l’Anglais, l’Allemand, le Chinois, l’Espagnol, la Législation hôtelière la comptabilité de l’industrie hôtelière présentent des taux de réussite nuls.
Pertinence
De l’avis de plusieurs enseignants, cette situation pose plusieurs problèmes. Pour le directeur de l’OBC, cette situation laisse voir le double problème de la pertinence et la surévaluation des candidats aux examens. S’il est d’ordre général, le problème se ressent davantage pour les Brevets professionnels et Brevets d’Études professionnelles et spécifiquement en ce qui concerne les filières Banques, Comptabilité et secrétariat, relève le patron de l’OBC. «16/17 disciplines enregistrent un taux de réussite nul (00,00%), ceci du fait du nombre pléthorique des disciplines appliquées à l’évaluation.
Pour la session en cours de préparation, Etienne Roger Minkoulou attire «l’attention de divers responsables des chaines administratives et pédagogique sur la nécessité d’alléger les charges curriculaires des apprenants et de maximiser et de maximiser leurs chances de maitrise parfaite des savoirs pédagogiques inculqués en vue d’un meilleur développement de leurs compétences»
S’inspirant du discours du chef de l’Etat à la jeunesse le 11 février dernier, le directeur de l’OBC demande aux candidats de se désolidariser des épreuves des réseaux sociaux et de se mettre résolument au travail pour obtenir de meilleurs résultats en fin d’année. En fermant les portes de la session des examens 2024 au sein de l’OBC, le directeur général de l’institution ouvre celles de l’année 2025 en cours.
Joseph Julien Ondoua Owona
