Musique, arts visuels, danse, mode, chill and chop, life style et ateliers sont les activités de Douala music’art festival du 14 au 17 novembre 2024.

Pendant quatre jours, Douala va vibrer au rythme de la 14ème édition de Douala music’art festival (Domaf). L’événement célèbre la diversité artistique africaine. «Le festival Domaf est une invitation à la célébration, à l’exploration de la culture africaine centrale, et à la découverte de nouveaux talents. C’est un hommage vibrant à la créativité d’œuvre en arts visuels», explique Didi Toko, directeur artistique de Domaf.
Le festival avec pour thématique «le pied de derrière suit toujours le pied de devant» ira vers la jeunesse de Douala, en ouvrant l’événement aux quartiers populaires de la capitale économique camerounaise. D’après son directeur artistique, il question de faire vivre aux populations un moment de cohésion. Les quartiers tels que Bilongue (école publique), Bonamoussadi (stade annexe), Nkomondo (Rue des pavés), Bepanda (stade annexe), PK8 (Campus 2 ESG), Japoma (Cours du Roi Bakoko), Akwa (Institut français), ont été sélectionnés. «On va dans les quartiers populaires cette année comme l’année dernière parce que Douala c’est grand, il faut être partout. Dans ces quartiers populaires – là, les parents très occupés n’ont pas le temps d’amener les jeunes à une action culturelle ou une diffusion culturelle. Les enfants grandissent sans savoir ce que c’est un artiste sur scène, à part ce qu’il regarde à la télévision. On s’est dit, si nous avons à faire l’événement dans un endroit, on peut multiplier les endroits pour ces enfants qui n’ont pas souvent les moyens de déplacement et payer les entrées. Nous partons dans ces quartiers pour créer des moments de cohésion», explique-t-il.
Le Domaf a choisi de célébrer cette année deux icônes de la musique camerounaise: K-Tino et Salle John. «K-Tino, c’est un parcours inspirant, c’est un pied de devant. Elle fait partie de ces femmes qui ont porté le Bikutsi, de ces êtres humains qui ont décidé de porter la culture, de partager leur émotion et leur passion avec le maximum d’humains possible. Elle est inspirante parce qu’elle a donné naissance à plusieurs artistes, elle a fait danser le Cameroun et même le monde entier s’il faut le dire ainsi», justifie le directeur artistique de Domaf. Et Salle John? «Papa Salle John c’est le patrimoine. Tout le monde connaît cette danse qu’on appelle l’Ambassibé. Il est un grand ambassadeur parce qu’à plus de 70 ans, il continue à donner de l’énergie aux jeunes et à transporter cette musique et cette danse là sur la planète. Cette année nous allons célébrer cette danse à travers les groupes de danse», ajoute-t-il.
Diane Kenfack
