L’encourt de la dette extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) garde une tendance baissière.

Il est de 25% du Produit intérieur brut (PIB) en 2024 contre 28% un an plus tôt et 29% en 2022, révèle le dernier rapport de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Celle-ci est principalement portée par le Congo, avec un niveau d’endettement extérieur de 35,5% du PIB; ainsi que le Gabon (30,9%) et la Centrafrique (23,5%). Le Cameroun pour sa part est sur une pente baissière. Le pays de Paul Biya enregistre un taux d’endettement extérieur de 26,1% de son PIB, contre 27,6% en 2023 et 31,3% en 2022. Guinée Equatoriale et Tchad observent les niveaux les plus bas en la matière. Soit respectivement 11,6% et 13,9%. A contrario de cette embellie, le service de la dette extérieure a connu une augmentation significative entre 2022 et 2024. Elle passe ainsi de 10% en 2022 à 13% en 2023, puis à 14% l’année écoulée. Même si cette hausse est observée en la matière, le recours des Etats de la Cemac aux institutions multilatérales pour des emprunts a fortement contribué à alléger le service de la dette. Banque mondiale, Fonds monétaire internationale (FMI), Banque africaine de développement (BAD) figurent en la matière au top des créanciers multilatéraux.
Louise Nsana
