La croissance mondiale devrait se stabiliser en 2024, pour la première fois depuis la crise sanitaire de 2020. Celle-ci devrait se maintenir à 2,6% cet exercice avant de connaitre une progression moyenne de 2,7% en 2025-2026, selon les récentes «Perspectives économiques mondiales» de la Banque mondiale. À contrario, la croissance va fléchir dans les économies en développement par rapport à 2023. «Une économie en développement sur quatre devrait rester plus pauvre cette année qu’elle ne l’était à la veille de la pandémie en 2019. Et cette proportion est deux fois plus élevée pour les pays en situation de fragilité et de conflit», souligne la Banque mondiale.
L’Afrique subsaharienne déroge à cette règle. La croissance y est en hausse depuis le début de l’année 2024, après un léger recul estimé à 3% l’année dernière. Les projections portent à 3,5% le rebond de la croissance dans la zone en 2024 et à 4% courant 2025-2026. Dans le même temps, le Produit intérieur brut (PIB) par habitant va connaitre une hausse de 1% cette année et 1,4% l’année suivante, sans toutefois réussir à ramener tous les États aux niveaux de vie d’avant la crise sanitaire liée au Coronavirus. Le cap pourrait changer pour ce qui est de l’inflation. Celle-ci est repartie à la hausse depuis le début de l’année 2024; du fait de l’augmentation de la croissance globale dans certains pays de la région, de la hausse des coûts des denrées alimentaires, des sécheresses prolongées et des inondations.
L’inflation combinée à d’autres facteurs fait peser des risques sur la croissance économique dans la région. «Les perspectives de croissance régionales sont principalement soumises à des risques de détérioration: montée des tensions géopolitiques mondiales, nouvelle dégradation de la stabilité politique régionale, le surendettement public, ralentissement économique plus marqué qu’attendu en Chine», énumère l’institution.
Louise Nsana
