Le corridor Douala-Ndjamena n’a pas fini de faire parler de lui; notamment sur la section de route Mora-Dabanga-Kousseri (205 km), où des bourbiers dictent depuis fort longtemps leur loi aux usagers de la route, principalement en cette saison pluvieuse.

La situation est liée à une dégradation de la route, telle qu’observée ces derniers mois sur plusieurs axes routiers du Cameroun. Ce qui marque un contraste avec la tendance attendue sur le linéaire Tchakamari- Kousseri (dernière phase de ce tracé); pour lequel des appels d’offres sont lancés en vue du démarrage des travaux de réhabilitation.
Pour comprendre la situation sur Mora-Dabanga, le ministre camerounais des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, met en juxtaposition le vieillissement des routes, l’insuffisance des ouvrages d’évacuation des eaux et l’incivisme des usagers. «La quatrième raison, c’est l’inefficacité des entreprises de travaux sous contrat. Cette inefficacité est imputable aux entreprises, mais aussi aux conséquences de nos difficultés économiques. Les entreprises se mobilisent, mais les rendements sont faibles parce que les ressources d’accompagnement ne suivent pas. Les avances de démarrage, les payements de décompte connaissent des retards, par conséquent les entreprises se mobilisent au rythme de leurs possibilités», expliquait-il le 30 août dernier dans une sortie médiatique. Le membre du gouvernement annonce avoir instruit la réhabilitation des points critiques sur cette route, multipliant ainsi le nombre de fois que de tels travaux sont menés sur cette section du corridor Douala-Ndjamena.
Louise Nsana
