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Règlement sur la déforestation: un an de répit pour le Cameroun

Initialement prévu pour 2026, le Règlement de l’Union européenne sur la déforestation (RDUE), qui interdit l’importation de cacao, café, caoutchouc, huile de palme, soja, bœuf et bois issus de zones récemment déboisées, pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027.  Une lettre du 23 septembre 2025, signée par la commissaire européenne à l’Environnement Jessika Roswall, justifie ce report par l’impossibilité pour la plateforme informatique de gérer le volume massif de données attendu. L’objectif : assurer un système fiable capable de traiter les informations sans bloquer les importations. Selon une source diplomatique à Yaoundé, « ce délai permet aussi de sensibiliser les producteurs locaux, de développer des partenariats avec le secteur privé et de mettre en place des mécanismes d’audit indépendants pour éviter tout rejet de produits et préserver la réputation du pays sur le marché international ». Pour le Cameroun, ce report n’est pas un contretemps. Si les filières cacao et café sont prêtes à répondre aux exigences, d’autres secteurs, notamment le bois et le caoutchouc, doivent se consolider. Le délai supplémentaire permet de renforcer la traçabilité, de former les acteurs de terrain et d’ajuster les dispositifs de certification indispensables pour rester compétitif. Le RDUE impose en effet aux exportateurs de prouver que leurs produits ne proviennent pas de forêts récemment déboisées, avec des systèmes de suivi précis et une documentation complète sur la chaîne d’approvisionnement. Même pour les filières huile de palme, soja et bœuf, dont les exportations vers l’UE sont marginales, le gouvernement peut profiter de ce répit pour structurer les bases et anticiper d’éventuelles expansions futures. Renforcer la traçabilité et les standards environnementaux pourrait aussi faire du Cameroun un modèle pour la sous-région, renforçant son rôle dans la lutte contre la déforestation en Afrique centrale. En somme, ce délai d’un an offre au Cameroun une opportunité rare : mieux s’adapter, sécuriser ses filières et éviter les sanctions ou rejets sur le marché européen. Alors que la pression internationale sur la durabilité s’accentue, ce report pourrait faire la différence entre transition chaotique et adaptation réussie, positionnant le pays comme un acteur crédible de la lutte contre la déforestation. Bobo Ousmanou

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Les potins de la campagne

Faits et méfaits repérés sur la route vers le palais d’Etoudi À Bafoussam, Mgr Lontsie-Keune troque sa chasuble pour le rôle de coach électoral. L’évêque, visiblement inquiet de voir les Camerounais voter à l’aveugle, a livré sa recette pour une présidentielle 100 % transparente le 12 octobre 2025. Première étape : un débat télévisé où les 12 candidats (oui, douze !) devront se montrer plus clairs qu’un bon café du matin. « Nous voulons voir ceux qui aspirent à gouverner, et chacun doit choisir en conséquence », martèle-t-il, avec le sérieux d’un professeur de maths. Puis, place au vote… et surtout à la surveillance ! L’évêque rappelle : « Ne laissez pas voler votre vote », comme si le scrutin se jouait dans un film de cape et d’épée. Les candidats, eux, envoient leurs scrutateurs, qui ressemblent parfois à des détectives en mission secrète dans les bureaux de vote. Mais l’injonction la plus mémorable reste sans doute celle du décompte des voix : « Ceux qui comptent doivent se souvenir de leur baptême… 1+1=2 », rappelle-t-il. Morale de l’histoire : même Dieu surveille les additions électorales ! 12 est en ébullition ! Douze candidats, douze promesses, douze sourires de campagne… et le tout pour un scrutin qui tombe le 12 ! Si le calendrier avait un sens de l’humour, il se serait surpassé. À ce rythme, les électeurs pourraient se croire dans un jeu de société géant : « Choisis ton champion, lance le dé et avance jusqu’au 12 ! » Chaque candidat joue sa carte : l’un promet 12 milliards pour l’éducation, l’autre 12 minutes de concert par jour dans les écoles… et le dernier, fidèle à son style, assure que 12 jours suffiront pour résoudre tous les problèmes du pays. Les meetings ressemblent à des parties de dominos : chacun tente de faire tomber le suivant avec des slogans plus inventifs que jamais. Et le peuple ? Entre les 12 programmes, les 12 affiches et les 12 discours, il jongle, rit, soupire… mais surtout, il attend le 12, le jour où le dé sera lancé et le suspense enfin tranché.À la télévision, les débats durent 12 minutes (pas une de plus, pas une de moins), et chaque candidat doit citer 12 raisons pour lesquelles il est le meilleur. Dans les rues, les affiches sont collées par groupes de 12, et les électeurs comptent leurs pas : 12 vers la mairie, 12 vers le marché, 12 vers le bureau de vote. Même les analystes politiques s’y mettent : « Si chacun des 12 candidats gagne 12 % des votes, alors… » – personne ne finit la phrase, mais tout le monde rit quand même. Et les meetings ? Ils ressemblent à des chorégraphies de 12 pas, avec 12 applaudissements synchronisés et, bien sûr, 12 selfies par minute. En attendant, vive le 12, le chiffre roi de cette présidentielle pas comme les autres ! Mais le plus cocasse, c’est quand un simple émissaire du parti débarque en tournée. Aussitôt, les communicants se métamorphosent en fidèles en transe : on se prosterne, on acclame, on jure fidélité comme à l’époque des chevaliers et des seigneurs. Les micros deviennent des encensoirs, les slogans des psaumes, et chaque phrase du visiteur se transforme en verset politique. Les discours, déjà formatés pour la télévision, prennent alors une dimension mystique : on ne parle plus de programmes ou de projets, mais de saintes promesses qui défient le temps et la raison. Alors on imagine la scène : si un simple émissaire déclenche une telle ferveur, que se passerait-il si Paul Biya lui-même foulait la poussière de la campagne ? On assisterait sans doute à un séisme protocolaire : communicants à genoux, caméras en lévitation, militants en transe mystique. Les rues se changeraient en sanctuaires, et le micro deviendrait ostensoir. Chaque poignée de main serait un miracle, chaque sourire un sermon. Les journalistes, eux, se demanderaient s’ils couvrent un meeting ou une procession religieuse. Et pendant ce temps, les idées, les projets, les débats politiques ? Disparaissent dans le brouhaha de la dévotion. Les programmes deviennent secondaires face à la performance rituelle, et le terrain électoral ressemble plus à une scène de théâtre sacré qu’à une compétition démocratique. Les communicants, épuisés par l’exaltation qu’ils provoquent, en oublient parfois même les candidats qu’ils sont censés promouvoir : ils semblent danser pour le public, applaudir pour la caméra, bénir pour le micro. À ce rythme, la campagne tient plus du pèlerinage que du débat d’idées. À force d’adorer les messagers, on finit par oublier le message. Et le spectateur, lui, oscille entre le rire et la perplexité : doit-il voter, prier, ou simplement admirer le spectacle ? Déboires La campagne présidentielle 2025 tourne parfois à la comédie improvisée. On y voit des communicants de partis, censés galvaniser les foules, perdre soudain leurs moyens dès que la petite lumière rouge de la caméra s’allume. Certains bafouillent comme des étudiants à un oral surprise, d’autres récitent leur discours avec l’émotion d’un robot mal programmé. Entre deux maladresses, on entend des perles : « Notre candidat incarne le futur… depuis longtemps », ou encore « Nous promettons le changement dans la continuité, mais en mieux ». Les cameramen, eux, retiennent leurs rires héroïquement. Les communicants rivalisent de fébrilité, brandissant des fiches froissées, ajustant leurs cravates imaginaires, pendant que leurs candidats espèrent que personne ne verra le désastre sur les réseaux sociaux. À ce rythme, les électeurs risquent de voter pour le plus à l’aise à l’écran — quitte à ce que ce soit le journaliste.À Yaoundé, Douala et même à Sangmélima, les scènes rappellent les grands jours de distribution de riz subventionné : bousculades, cris, pagnes qui volent dans tous les sens. Cette fois, l’objet de la convoitise n’est pas comestible mais textile : le nouveau pagne à l’effigie de Paul Biya. Sur fond bleu présidentiel, le visage du Chef de l’État trône, sourire immuable, entouré de colombes et de slogans promettant « paix et continuité ». Un symbole si

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Élections, convictions et contradictions

« Quand on va à des élections, c’est pour gagner, et je vais gagner. J’en ai les capacités, j’en ai la conviction. » C’est ainsi que Simone Ehivet, figure emblématique de la scène politique ivoirienne et présidente du Mouvement des Générations Capables (MGC), a récemment exprimé son intention de briguer la magistrature suprême lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Cette sortie publique envoie un message clair: Simone n’est pas là pour faire de la figuration. Elle veut conquérir le pouvoir, elle pense pouvoir le faire et elle veut que les électeurs le croient aussi. Mais, au-delà de cette assurance affichée, une question se pose: qu’est-ce qui a changé ? Quelques semaines auparavant, cette même Simone affirmait que, même si l’opposition présentait un candidat unique, elle perdrait, à cause d’un contexte électoral jugé inéquitable: découpage électoral controversé, listes électorales non révisées, Commission Électorale Indépendante (CEI) partiale. Des griefs qui avaient, jusque-là, justifié la méfiance de l’opposition quant à sa participation au scrutin. Alors, à quel moment la donne a-t-elle changé pour que Simone Ehivet décide non seulement de participer, mais aussi d’affirmer qu’elle gagnera, avec une telle certitude ? L’argumentaire du MGC sur le retour aux valeurs fondamentales est louable, mais la cohérence ne devrait-elle pas être la première de ces valeurs ? L’épreuve de la cohérence En politique, la cohérence est une denrée rare mais précieuse. Elle est le ciment de la crédibilité, le lien entre le discours et l’action. Lorsqu’un leader politique affirme une chose aujourd’hui et en fait une autre demain, il prend le risque d’éroder la confiance que le peuple place en lui. Dans le cas de Simone Ehivet, il est légitime de se demander ce qui justifie ce revirement stratégique. Est-ce un changement réel de contexte électoral dont le public n’aurait pas été informé ? Y a-t-il eu des concessions ou des réformes discrètes sur le découpage, les listes, ou la CEI ? Si tel est le cas, où sont les preuves ? Où sont les communiqués, les décisions officielles ou les décrets modifiant les conditions que l’opposition jugeait inacceptables il y a encore quelques semaines ? En l’absence d’explications claires, ce changement de position donne l’impression d’un calcul politique, voire d’une improvisation. Certes, la politique est l’art de s’adapter, de manœuvrer et de saisir les opportunités, mais il y a une frontière entre la flexibilité stratégique et l’incohérence. Le MGC se présente comme un parti porteur de renouveau, prônant des valeurs comme l’intégrité, le courage, la vérité. Très bien. Mais ces valeurs doivent aussi se refléter dans les actes. Une candidature affirmée sans cohérence risque de ressembler à une posture de communication, et non à un véritable projet de société. Le peuple face aux contradictions L’enjeu dépasse la seule personne de Simone Ehivet. Il concerne une réalité plus large de la politique ivoirienne (et même africaine): cette tendance chez certains acteurs à dire une chose et à faire son contraire. Aujourd’hui on conteste le processus électoral ; demain on y participe pleinement. Aujourd’hui on rejette une réforme ; demain on la soutient si elle sert nos intérêts. Ce jeu de doubles discours, répété, contribue à une désillusion profonde du peuple vis-à-vis de sa classe politique. Comment le peuple peut-il croire et s’engager aux côtés de leaders qui se démentent eux-mêmes ? Pourquoi croire un message aujourd’hui, si l’on sait que demain il pourrait être remplacé par un autre, contradictoire, sans explication ? La conséquence de ces revirements est connue : le désintérêt du citoyen, l’abstention massive, le scepticisme politique, et parfois même la radicalisation. Si les discours politiques deviennent imprévisibles et déconnectés de la réalité, c’est la démocratie elle-même qui vacille. Pour regagner la confiance du peuple, les responsables politiques doivent faire un choix clair : celui de la transparence, de la constance, de la pédagogie. Le peuple est prêt à entendre que des stratégies évoluent, mais il exige des justifications honnêtes, des explications rationnelles, pas des slogans sans ancrage. Gagner, oui, mais à quel prix ? Vouloir gagner une élection est légitime. Encore faut-il que cette victoire s’inscrive dans une logique cohérente et transparente. Si le MGC veut vraiment être un parti porteur de valeurs, il lui faut commencer par appliquer ces valeurs à sa propre stratégie. Le peuple ivoirien n’est pas dupe ; il regarde, analyse, compare. Il a besoin de repères stables, pas de discours à géométrie variable. Alors, la vraie victoire ne réside-t-elle pas d’abord dans la réconciliation entre la parole et l’acte, entre la stratégie politique et les principes affichés ? Une élection peut se gagner sur un discours, mais un pays ne se reconstruit que sur la confiance. Jean-Claude DJEREKE

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Populations de l’extrême-nord, l’honorable OSIH vous parle !

Les émissaires du Président Biya et ses Ministres-Opposants viendront encore une fois de plus, vous tenir leur vieux discours éculé, sur la prise en compte de vos préoccupations qu’ils n’ont jamais intégrées quand ils géraient les ressources publiques, sur les infrastructures qu’ils promettent depuis 60 ans sans y faire quoi que ce soit, sur le chômage qu’ils prétendront éradiquer quand ils seront à leur tour à Etoudi. Ce sont des menteurs qui n’ont qu’un seul objectif : conserver entre leurs mains les 7.500 milliards du budget collectif pour se le partager entre leurs amis et vivre dans le luxe, en calmant votre légitime colère par quelques miettes. Les populations de l’Extrême-Nord ne sont pas des éternels assistés à dui de prétendus bienfaiteurs viendraient distribuer le développement. Ce sont des Camerounais qui ont un droit imprescriptible sur les 7500 milliards et ce n’est pas une faveur quon leur fait à la suite des doléances larmoyantes. Et puisqu’on leur a promis depuis l’indépendance de venir leur réaliser des projets avec leur part d’argent sans le faire, il est temps qu’ils réclament un autre modèle de gestion : qu’on leur donne leur argent, afin qu’eux-mêmes réalisent ces projets ! Au moins, ils n’auront plus à se plaindre d’avoir été délaissés et ne s’en prendront qu’à eux-mêmes ! L’idée que l’Extrême-Nord ne peut se développer qu’à partir des programmes confectionnés à Yaoundé par des bureaucrates qui ne savent rien de la Région est une grossière escroquerie politique, économique et intellectuelle. Cette Région a une population de plus de 4 Millions d’habitants, largement plus que le Cameroun en 1960 et plus que 20 pays actuellement indépendants en Afrique. On ne comprend pas pourquoi on peut continuer à l’infantiliser, et à confisquer son argent à Yaoundé pour continuer à le gérer à Yaoundé, comme si l’Extrême-Nord était un éternel enfant qui réclamait une pupille pour poser le moindre geste de développement. Votre discours doit être désormais clair : vous voulez votre part des 7.500 milliards! Si l’Etat central prend la moitié et les Etas régionaux se partagent l’autre moitié pour leurs missions de développement régional, sur la base d’un certain nombre de critères pertinents, l’Extrême-Nord aura une dotation de 503,4 Milliards de FCFA. C’est beaucoup d’argent! Cet argent, bien géré par un Gouvernement régional élu et responsable, suffit à faire de cette Région un havre de développement.De manière pratique, l’Etat Régional affectera à ses 47 Communes un montant moyen de 2 Milliards par commune, soit environ 100 milliards, le reste étant consacré au fonctionnement de l’Etat Régional. Celui-ci aura une Assemblée, et un Sénat des Communautés Locales, et les rémunérations correspondront à la moitié de leurs équivalents centraux. Il aura un Gouvernement local, sous l’autorité d’un Gouverneur Elu, ayant rang et prérogatives de Ministre Fédéral d’Etat, avec 10 Ministères Régionaux qui auront rang de Secrétariat d’Etat de la Fédération. Pour l’Extrême-Nord, les Ministères Régionaux les plus importants seront notamment : LE MINISTERES DES RELATIONS PUBLIQUES, DE LA DIPLOMATIE TERRITORIALE ET DE LA MOBILISATION DE LA DIASPORA : sous l’encadrement du Ministère Fédéral des Affaires étrangères, ce Ministère aura pour missions : a. De valoriser toutes les occurrences de partenariat avec l’étranger (jumelages, financement des CTD, institutions d’appui à la décentralisation, etc… b. De mobiliser sa Diaspora pour son développement, car celle-ci est toujours plus fidèle à l’Etat régional qu’à l’Etat central c. De gérer les relations entre la Région et l’Etat Fédéral et d’autres Régions LE MINISTERE DE LA SECURITE, qui en association avec les Forces de Défense et de Sécurité de la Fédération, assurera un bouclage total de la Région contre BOKO HARAM et les coupeurs de route. L’Avantage de ce Ministère est qu’il est formé des enfants de la Région qui ont une meilleure maitrise de l’environnement, contrairement aux forces fédérales qui viennent de partout et sont souvent isolées. LE MINISTERE DE L’EAU ET DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : à l’Extrême-Nord, l’eau est un enjeu majeur qui réclame un Ministère à elle seule. Celui-ci doit également surveiller les impacts du réchauffement climatique. LE MINISTERES DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES, qui devra entreprendre un vaste programme de bitumage et d’entretien des routes, en dehors de l’axe Garoua-Maroua-Kousseri qui relève de l’Etat fédéral. Même à un cout de 500 Millions le km, ce qui est excessif pour une route régionale, toutes les communes et les principales localités sont liés au réseau national en moins de 10 ans. Les autres Ministères régionaux sont : Le Ministère de l’Education Le Ministère de la Santé Publique Le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage etc… Voilà en gros le nouveau modèle que vous propose OSIH. Un modèle fondé sur 3 concepts fondamentaux de la gouvernance moderne : la spécialisation, l’émulation et la responsabilité. Les autres ne vous propose rien d’autre que de vieilles recettes qui ont échoué et qui vous ont maintenus dans la misère. Dieudonné Essomba

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73,3

L’espérance de vie à la naissance dans le monde a atteint 73,3 ans en 2024, soit un gain de 8,4 ans depuis 1995, selon les dernières estimations internationales. Cette progression s’explique en grande partie par la réduction continue de la mortalité infantile, résultat des avancées médicales, de l’amélioration de la nutrition et de l’accès élargi aux soins de santé. Les projections indiquent que cette tendance pourrait se poursuivre : d’ici 2054, projette l’ONU, la longévité moyenne mondiale devrait atteindre 77,4 ans, confirmant un allongement durable de la vie à l’échelle planétaire.

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Croissance et Défis : L’Évolution de l’Impôt sur les Sociétés Pétrolières au Cameroun (2018-2022)

L’ouverture des données du secteur extractif au Cameroun se poursuit par le comité de l’ITIE, pour une meilleure transparence, sur l’évolution de l’Impôt sur les Sociétés(IS) Pétrolières. Ces actions conduisent à une meilleure ouverture du débat public, sur la gouvernance de ce secteur majeur. Et comme le dit un adage, « il faut que la main gauche sache ce que la main droite fait ». Ces données publiées jusqu’ici, au fil du temps, rencontrent de nombreux défis, tant dans son exploitation que dans son contenu, lié à la publication des contrats. «  »Cest pour mieux structurer et organiser la prise de parole de la société civile intervenant dans la mise en oeuvre de lITIE, que la Plateforme de Représentation et de Redevabilité des Organisations impliquées dans la gouvernance du Secteur Extractif au Cameroun, a été mise sur pied avec ses organes de gouvernance dont le comité de pilotage de trois membres dont je suis le Chef de file » », Explique l’un des Leaders actifs de la société civile, œuvrant depuis des années pour l’ITIE, et l’un des Membres Fondateurs de DMJ(Dynamique Mondial des Jeunes), Dupleix Ferdinand KUENZOP. UNE PROGRESSION FISCALE VISIBLE, MAIS EMBOÎTÉE Engagée comme membre de l’ITIE depuis 2005, le Cameroun publie chaque année des rapports ITIE détaillant les paiements effectués par les entreprises extractives et les revenus perçus par l’État. Ces rapports visent à promouvoir la transparence et à favoriser une gestion plus responsable des ressources extractives. Toutefois, le Cameroun étant encore en train de faire son entrée dans les initiatives open governance, n’offre à certains parties prenantes, que la possibilité d’exploiter les données issues des rapports des flux financiers, et des volumes relatifs à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures. Ainsi que des mines solides que produit un conciliateur ou administrateur indépendant dans le cadre du processus ITIE. Daprès les différents rapports produits depuis 2005, celui de 2022 ( dernier rapport publié en Mars 2025), malgré que l’initiative porte sur la transparence, on y remarque que les contrats du secteur pétrolier sont encore frappés du sceau des clauses de confidentialité. Pourtant, les articles 97 et 98 du Code Pétrolier ainsi que l’article 140 du Décret n°2023/232 consacrent la confidentialité des informations issues des opérations pétrolières (rapports, mesures de terrain, plans, échantillons, etc.). Ces données ne peuvent être divulguées avant le retour du périmètre concerné à l’État ou avant la fin de la période de confidentialité, prévue à l’article 143 du décret. Pour sa part, larticle 25 du modèle de Contrat de Partage de Production (CPP) stipule que: le contrat, ses annexes et les données contractuelles sont confidentiels et ne peuvent être divulgués à des tiers. Cette obligation subsiste jusquà l’expiration du contrat. (Rapport ITIE 2022). Dans un tel contexte, les freins aux possibilités d’analyse des recettes issues du secteur minier ne sont pas liés uniquement au format de leur publication, mais davantage à la disponibilité des sources de l’information à les rendre accessibles. Par conséquent, une analyse faite sans accès aux contrats est un exercice incongru puisque c’est dans le contrat que l’on retrouverait les engagements fiscaux des parties. Même en s’appuyant sur les rapports ITIE, l’un des freins serait le retard dans la disponibilité des données à analyser.Cependant, une progression notable de l’impôt sur les sociétés(IS) pétrolier reste perceptible, s’il faut s’en tenir aux rapports ITIE de 2008 à 2022. Cette tranche fiscale constitue l’impôt le mieux collecté chaque année dans le secteur extractif au Cameroun. Par exemple, en 2008, le Cameroun a commencé à connaître une hausse modérée des recettes fiscales, avec des contributions principalement liées à l’impôt sur les sociétés. Cependant, la contribution globale du secteur pétrolier était encore en développement, avec des recettes fiscales relativement faibles par rapport aux années suivantes. La fiscalité restait encore dominée par des revenus issus de la production en nature, principalement des hydrocarbures, qui ne sont pas toujours directement liés aux rendements fiscaux (Rapport ITIE 2018). En 2019, avec l’arrivée de la pandémie COVID 19, on a commencé à observer une croissance de la fiscalité pétrolière, grâce à l’augmentation des prix des hydrocarbures. L’impôt sur les sociétés pétrolières a continué d’être le principal contributeur fiscal, représentant une proportion plus importante des recettes budgétaires. Et en terme de contribution des exploitations du secteur extractif dans les dépenses publiques, on a aussi remarqué une forte contribution au niveau de cette recette. Cette année-là, le Cameroun a enregistré un bond dans les recettes fiscales pétrolières, atteignant 83,90 milliards de FCFA en IS, un signe de l’amélioration de la collecte (Rapport ITIE 2019, p. 18). CONTRIBUTION DU REVENU DU SECTEUR EXTRACTIF DANS LE BUDGET NATIONAL 2020 : L’année 2020 a été marquée par une pandémie mondiale qui a affecté les prix du pétrole et, par conséquent, les revenus fiscaux. Malgré cette baisse, l’impôt sur les sociétés pétrolières est resté un pilier essentiel de la fiscalité. Les recettes pétrolières étaient encore dominées par l’IS, bien qu’il y ait eu une légère baisse par rapport à l’année précédente en raison de la baisse des volumes produits et de la volatilité des prix (Rapport ITIE 2020, p. 22). Cette contribution a continuer à évoluer en 2021, avec une augmentation de 151,36 % des recettes par rapport à 2020. L’IS a atteint 210,89 milliards de FCFA, principalement grâce à la hausse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux (Rapport ITIE 2021, p. 19). Le secteur extractif a vu une croissance et un pic substantiel de ses recettes fiscales, illustrant un renforcement de la collecte jusqu’en 2022, où l’IS pétrolier a continué d’exploser avec un total de 207,52 milliards de FCFA, représentant 18,54 % des recettes fiscales globales du pays. Cette performance remarquable est attribuée à une stabilité accrue des prix du pétrole et à une gestion améliorée des revenus, avec la SNH jouant un rôle clé dans la collecte. En 2022, l’État a perçu 774,51 milliards de FCFA via la SNH, ce qui a permis de soutenir de manière substantielle le budget national (Rapport ITIE 2022, p. 16). LES DÉFIS LIÉS AUX FLUX DE L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS PÉTROLIÈRES

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Discorde sur le paiement des taxes: agents d’impôts et de mairie contre les fabricants de parpaings

Les premiers souhaitent une concertation avec les acteurs du secteur d’activité. Les seconds opposent une fin de non-recevoir et préfèrent en revanche le statut quo. Robert et Fils, deux fabricants de parpaings à Nkongoa (Mfou), sont très remontés contre les agents du fisc. Ils ont reçu il y a une semaine, une « convocation à un dialogue de gestion ». Ladite rencontre devait se tenir le lundi 15 septembre 2025 dernier. La convocation ne dérange pas les deux hommes d’affaires. C’est plutôt « la face cachée de cette convocation » que redoute Fils. De fait, ils redoutent la modification du statut fiscal de leurs entreprises. « Ils veulent changer les statuts de nos fabriques. Nous sommes dans un régime de déclaration et non d’imposition », dit Robert. Ils n’honorent pas le rendez-vous. Ce refus de répondre à l’invitation rend les agents du fisc furieux. Les coups de fils des agents du fisc sont incessants. Robert finit par mettre son téléphone en mode avion. Fils, quant à lui, laisse sonner le sien. Alain le quincailler est voisin des fabricants de parpaings. Il les taquine : « Pourquoi vous sous-évaluez vos entreprises ? Les impôts ont besoin d’argent pour qu’on construise les routes ». « On a dit que désormais, on paye l’impôt synthétique et tout se gère en ligne. Pourquoi chaque jour les agents sont devant nos portes ? J’ai payé mes impôts. On me demande même quoi ?», relève Fils. L’arrivée du véhicule des agents crée une altercation verbale entre les deux parties. « Messieurs, vous boycottez le dialogue de gestion. Vous êtes au-dessus de la loi », lance un agent sur un ton menaçant. « Vous ne me menacez pas. Je n’ai rien à traiter avec un agent d’impôt ou de mairie. Je suis à jour dans le payement de mes impôts », rétorque Robert. Cette explication ne convainc pas l’agent. « Vous avez payé vos impôts dans quel centre ? » Réponse du berger à la bergère : « J’ai payé en ligne. Dans le portail de payement, il n’y a pas de précisions de lieu où de centre ». Cette réponse n’est pas suffisante pour Trésor, un autre propriétaire de fabrique de parpaing qui vient au secours de ses confrères. « Robert, tu n’as pas bien expliqué. Messieurs les agents, on parle désormais du principe d’unicité des caisses. L’argent que nous payons va directement au trésor public », renchérit l’opérateur économique. Fils évoque aussi une autre raison. Il ne comprend pas qu’on parle encore de taxes d’inspection sanitaire et vétérinaire (TISV), alors que le décret du président de la République du 23 décembre 2024 spécifie que les seuls leviers disponibles pour les communes restent les redevances communales telles que la taxe d’abatage de bétail, la fourrière, les loyers des espaces aménageurs, les permis de bâtir et d’implanter et les parkings. « Pourquoi venir reparler de taxe d’inspection sanitaire et vétérinaire (TISV), alors qu’on la paye déjà dans l’impôt synthétique », ajoute-t-il. André Gromyko Balla

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Gabon : pionnier de l’économie verte en Afrique centrale

L’ASCR (mécanisme de contribution carbone) permet à l’État de collecter directement des fonds, réinvestis dans la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique. À Djibouti, cette approche a déjà permis de mobiliser plusieurs dizaines de millions de dollars, démontrant l’efficacité du modèle que Libreville ambitionne de reproduire à l’échelle nationale. Lors du dernier sommet de l’Union africaine sur le climat, le Gabon a été salué comme un modèle régional pour sa mise en œuvre des mécanismes de contribution carbone. Sous la direction de son gouvernement, le pays place désormais l’économie verte au cœur de sa stratégie de développement et de souveraineté, confirmant sa trajectoire ambitieuse en Afrique centrale. En intégrant ce mécanisme, le Gabon pourrait générer plus de 20 milliards FCFA de recettes annuelles dédiées aux investissements verts et au développement de filières durables. Le pays mise notamment sur la transformation locale du bois, la valorisation des sous-produits, la bioéconomie et l’écotourisme, secteurs stratégiques créateurs d’emplois et d’innovation. « La contribution carbone s’impose comme une source de recettes prévisibles et diversifiées, et illustre notre détermination à bâtir une économie moins dépendante des hydrocarbures tout en valorisant durablement nos ressources naturelles », souligne Scyrielle P. Sende Etali, directeur général de l’Agence gabonaise pour le développement de l’économie verte (Agadev). Avec cette initiative, le Gabon confirme sa position de leader régional et s’affirme comme un acteur clé dans la lutte contre le changement climatique en Afrique centrale, ouvrant la voie à une croissance durable et innovante. JRMA

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Sur la route Nationale N° 1: chant des ruines sous les pieds

Voyage au rythme lent, sur 279 km qui proposent une lecture claire de la décrépitude. Un matin de septembre, le bus immatriculé LT 246 GZ de Touristique Express quitte Maroua en direction du Grand Sud. Destination : Yaoundé, capitale politique du Cameroun. À bord du long porteur, les passagers prennent place sur les banquettes du bus estampillé « VIP Confort » mis en piste. Un chauffeur fataliste et des bagages sont rapidement enfouis dans les malles creuses du véhicule. En filigrane, une question hante le voyage : que dit-on de cette route nationale n°1 à quelques semaines de la présidentielle d’octobre 2025 ? Les secousses des illusions Dès la sortie de l’agence de voyage, les secousses commencent. Les nids-de-poule sur certains axes n’ayant pas bénéficiés des récents aménagements du Contrat-Désendettement-Développement (C2D) s’ouvrent comme des pièges. À chaque soubresaut, un passager lâche une exclamation. « C’est ça une ville complètement rénovée ? » ironise Pascal, étudiant en transit vers Garoua. Son voisin réplique : « Depuis 20 ans, on nous promet une réhabilitation… mais regarde ! ». Les affiches ponctuent le trajet jusqu’au pont Makabaye à la sortie de la ville : « des travaux à peines livrés, on voit déjà des barricades qui préviennent des réfections sur certains axes », commente Bintou, une native de Maroua. Ici, les promesses politiques ne s’affichent pas seulement sur des panneaux, elles s’éprouvent dans les flaques d’eau sur le bitume et les suspensions usées. Garoua, la belle aux eaux dormantes À Garoua, le contraste frappe. Ville propre, ordonnée, les mototaxis obéissent aux feux, les rues respirent. Le bus s’arrête pour le carburant, et les passagers s’éparpillent dans le marché, le souffle coupé par la chaleur. Mais derrière cette façade de modernité, le chemin vers Ngaoundéré promet encore mille secousses. Les 279 kilomètres à venir sont une succession de défis : routes cabossées, virages traîtres et conversations enfiévrées. La présidentielle d’octobre 2025 se glisse entre les sièges. « Chaque sept ans, ils promettent de refaire la route… Regardez ! » s’énerve le chauffeur. « Mais des travaux sont en cours », répond un passager. La RN1 devient alors une arène où chacun mesure la distance entre parole et réalité. Sur des chemins difficiles A Badankali, un camion chargé de conserves, renversé, bloque le passage. Des femmes proposent arachides bouillies et sésame aux voyageurs immobilisés. Ici, la route est une artère vitale : commerce et circulation s’entrelacent. La RN1 n’est pas qu’une route nationale, elle est transnationale, reliant le Cameroun au Tchad et au Nigeria. Tout blocage se répercute sur les marchés et les prix, rappelant que cette route est le poumon économique du Nord. Tout blocage se répercute sur les marchés et les prix. Aïssatou, commerçante de Garoua, résume : « Quand les camions n’arrivent pas, tout augmente. » La RN1 n’est pas qu’une voie de transport : elle pulse, respire et blesse. Ngaoundéré, cicatrice et carrefour À l’entrée de la ville, le bus s’arrête devant l’Université. Les étudiants descendent, rient et étirent leurs bras fatigués. Ngaoundéré, carrefour du Nord et du Sud, porte les stigmates du voyage : poussière rouge, ralentisseurs improvisés et regards inquiets des habitants. Dans cette ville, chaque fissure est un jugement, chaque bosse un symbole. Pendant les heures d’escales ici, intrigues et blagues s’invitent parmi les passagers. Sur les banquettes installées dans la salle d’attente de l’agence, un jeune étudiant tchadien lâche en sirotant son thé : « Cette route, c’est le nerf de l’Afrique centrale. Mais elle est traitée comme une piste de village ». « Celui qui répare la route aura nos voix », confie un vieux vendeur. C’est à bord d’un second bus immatriculé LT 708 LX estampillé « Confort VIP » que les passagers reprennent la route. Le trajet qui va de Ngaoundéré à Garoua Boulai est moins contraignant. Mais nids de poules et surprises s’invitent à l’aventure. La RN1, miroir du Cameroun Deux jours plus tard, 12 septembre, 6h35. Le bus atteint Yaoundé après 37 heures de voyage. Visages creusés par la fatigue, yeux empreints d’histoires et de paysages traversés. La RN1 n’est plus seulement une route : elle est un verdict silencieux sur le Cameroun, un miroir des fractures et des frustrations, une artère où se jouent dignité et citoyenneté. Chaque kilomètre parcouru est une leçon. Chaque secousse un rappel : la route, c’est la voix du peuple. En octobre, les passagers de la RN1 voteront non seulement pour des candidats, mais pour la dignité de circuler, de commercer, de vivre pleinement dans un pays qui ne les oublie pas. « La route est devenue un terrain électoral. En octobre, ce sont eux, les usagers de la RN1, qui auront la parole. Et dans l’urne, ils ne voteront pas seulement pour un candidat. Ils voteront aussi pour la route », commente un universitaire anonyme en transit pour Yaoundé. Tom

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Nos agrégés sur les plateaux

Chez nous, comme chez les autres d’ailleurs, la presse est considérée comme un des lieux où non seulement se déroule le débat politique par l’échange d’arguments, mais aussi où se nouent les rapports de force, par la prise de position des différents acteurs. Au Cameroun, le contexte politique aidant, nos médias n’en finissent plus de proposer une masse d’hommes dont les idées réagissent au même instant sur les plateaux. Seulement, s’il est commun de considérer que cela nourrit le débat sociopolitique, il est de plus compliqué de ne pas se poser la question de savoir si les plateaux radio et télé ne sont pas devenus un lieu où « quelque chose se passe ». Prenons les choses par ce bout et commençons par observer qu’autour de certains sujets, les débats proposés par nos chaînes de radio et de télévision tournent en bataille d’experts. Bien loin des thèmes et des questions à l’ordre du jour, le jeu de la parole de nos agrégés se vit comme un soufflet de forge qui attise la moindre étincelle, pour en faire jaillir un immense incendie. Outre mesure, on ne saurait se surprendre de ce qui est finalement offert au public : des émissions engagées dans un processus de dénigrement mutuel dans un tohu-bohu d’attaques indirectes ou sous-entendues, toutes combinées parfois à des déclarations sentencieuses, à des invectives venimeuses et à un grand nombre d’erreurs de raisonnement. Et s’agissant de nos « Professeurs », il n’est pas sûr qu’on puisse considérer que leur langage lors des débats représente encore le langage d’expert. Pendant de longues minutes, tout ce que disent nos experts et spécialistes opère au détriment de l’analyse critique des problèmes et des solutions. Ce phénomène est remarquable lorsque, consciemment ou non, ils décident de rentrer dans le débat par une question secondaire. Cette dérive n’exonère pas le public, qui est loin d’être une victime, puisqu’il nourrit, suscite ces involutions, participe aux émissions et les regarde… De plus en plus flagrant, l’atypisme de l’image que renvoient nos agrégés affiche une trop grande incivilité et suggèrent une communication sans contrôle aucun. Dans ce vacarme, il s’ensuit un décentrage du débat à partir d’un dispositif qui trahit ouvertement déficits de cohérence. Et de fait, on plonge dans On n’est plus dans les fantasmes de quelques individus qui attendent que le modérateur gère les tours de parole dans le sens de leurs intérêts. À cause d’un paradoxe qui leur est propre, ils ne se contentent pas seulement de perdre du temps aux modérateurs. Ils sont aussi producteurs de trivialités. Finalement, on se trompe en pensant que nos agrégés sont des personnes qui ont réussi à échapper aux tyrannies du sens commun ou aux a priori. On se rend bien compte que, d’eux-mêmes, ils donnent l’image négative d’intellectuels cassant ou verbeux, à l’aise dans les discours généraux et le tintamarre du buzz médiatique. La tentation est grande, alors, d’opposer savants et experts aux gens qui viennent décliner leurs parcours et profil sur les plateaux. A ce titre, il est lourd de signification de voir que cette spectacularisation portée par nos agrégés n’échappe pas aux ressorts du mauvais spectacle. Jean René Mevé’a Amougou

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