Au palais polyvalent des sports de Yaoundé se déroulera le Festival interculturel Japon-Cameroun.

Selon le comité d’organisation de l’événement, les porteurs du projet sont les gouvernements des deux pays. « Ce sera un grand moment de célébration et de promotion des échanges culturels entre les deux pays. « Notre objectif dans ce festival est double. Premièrement : réunir les Japonais et les Camerounais afin qu’ils échangent à travers l’art dans ses différentes déclinaisons. Les publics sont ainsi conviés à se retrouver autour de différents produits culturels dont les dimensions artistiques valorisent une pluralité de genres, qu’il s’agisse de musiques, danses, chants, théâtre, littérature, films, etc. Deuxièmement : aider les Camerounais à mieux connaître le Japon et aider les Japonais à mieux connaître le Cameroun. Dans cette perspective, nous chercherons, d’une part à saisir en quoi cette connaissance mutuelle peut donner accès à des processus de construction et d’expression d’identités collectives et, d’autre part, nous analyserons les logiques de similitudes et de différenciations développées par le Cameroun et le Japon. C’est la deuxième fois que je travaille au Cameroun, après y avoir travaillé il y a 30 ans. Ce qui m’a surpris cette fois, c’est que la pop culture japonaise est devenue très populaire parmi les jeunes camerounais. En raison de cette popularité, cette année, nous avons mis plus d’accent sur la pop culture japonaise », renseigne Aoki Shun, chargé d’affaires par intérim à l’ambassade du Japon au Cameroun (contacté par Intégration le 10 septembre 2024).
De son côté, le ministère camerounais des Arts et de la Culture insiste sur le libellé « Festival interculturel Japon-Cameroun ». « Cette désignation a été choisie pour accroître la notoriété de l’événement en lui donnant une résonance nationale et internationale. Pour cela, nous avons choisi d’intégrer dans ce festival une articulation du proche et du lointain, à la fois comme outil de reconnaissance à l’international et comme expression d’une sensibilité à la différence », indique la note conceptuelle y relative.
Jean-René Meva’a Amougou
