L’agression récente de deux officiels camerounais à Bruxelles est encore venue griller les fusibles de la cordialité entre les deux pays.

Le ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Education Civique, Mounouna Foutsou et S.E. Daniel Evina Abe’e (ambassadeur du Cameroun auprès du Royaume de Belgique) ont été agressés. Selon le ministère camerounais des Relations extérieures (Minrex), ces incidents ont eu lieu les 28 février et 03 mars 2025 en Belgique lors de la clôture du Mois de la Jeunesse à Bruxelles. Le 4 mars 2025, le Minrex a convoqué l’ambassadeur de Belgique au Cameroun, S.E. Alain Leroy. Ce jour, informe un communiqué officiel, il était question de signifier au diplomate belge «l’indignation et la forte désapprobation du gouvernement camerounais face à cette situation regrettable. (…) Face à cet incident grave survenu sur le territoire d’un pays ami, le gouvernement en appelle au respect réciproque par les autorités des pays amis, des engagements et des responsabilités qui incombent à tous les Etats, en vertu des conventions internationales», explique cette note du gouvernement camerounais. Dans un autre communiqué, l’ambassade du Cameroun en Belgique appelle au «rejet de toute forme de violence», réaffirmant son «attachement aux valeurs de paix et de dialogue».
Récidive
Mais, il est bien allé au-delà de simples communiqués, apprend-on de sources dignes de foi. En convoquant S.E. Alain Leroy à son cabinet, le Minrex, Lejeune Mbella Mbella, n’a pas manqué de rappeler à son hôte que «ce n’est pas la première fois». En effet, rapportent nos sources, ce sont deux incidents qui expliquent cette indignation des autorités camerounaises. Le premier, survenu le 14 juin 2021, remet au goût du jour l’intrusion violente d’un groupe d’activistes politiques dans l’enceinte de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles. Le second rappelle la scène violente de janvier 2019 devant le bâtiment qui abrite la mission diplomatique du Cameroun dans la capitale belge. Face à ces faits, Éric Jacquemin, alors ambassadeur de Belgique au Cameroun, avait été convoqué au Minrex. Après avoir pris acte des préoccupations soulevées par les autorités camerounaises, Éric Jacquemin a mis en évidence la prompte réaction de la police bruxelloise. Il a promis de transmettre aux autorités belges les préoccupations sous-jacentes, pour que des mesures appropriées soient prises. Ceci, afin de définitivement mettre fin aux actes commis en violation des lois et règlements belges.
Ongoung Zong Bella
