En plus des documents traditionnellement exigés, l’obtention et la présentation du probatoire complètent la liste dès cette année.

Dans un communiqué très relayé depuis le 13 février 2025, la Direction Générale de l’Office Nationale des Examens et Concours du Supérieur (ONECS) porte à l’attention des candidats souhaitant s’inscrire en régime libre au baccalauréat session 2025, que les inscriptions seront ouvertes du 17 février au 17 mars. A en croire le document de l’ONECS, les conditions pour faire acte de candidature ont été révisées, spécialement pour les postulants d’origine camerounaise. Ces derniers, en plus du certificat de scolarité, d’une copie certifiée conforme de l’acte de naissance et d’un certificat de nationalité traditionnellement exigés, devront présenter une attestation de réussite au probatoire et un certificat de résidence. Cette exigence cible principalement les candidats libres, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas scolarisés dans des établissements tchadiens. Pendant des années, le bac tchadien a été une alternative pour de nombreux jeunes camerounais, notamment ceux recalés au probatoire ou ceux en quête d’un parcours moins exigeant que celui du Cameroun.
Et du coup…
Le bac tchadien, considéré par certains élèves camerounais comme un raccourci académique pour un accès à l’enseignement supérieur, est désormais conditionné par un préalable : l’obtention du probatoire. S’inscrivant dans une logique de réadaptation réglementaire des participants des autres nationalités aux examens du BAC Tchad, les autorités tchadiennes entendent maximiser la crédibilité du diplôme. Bien plus, l’instauration de cette nouvelle règle vise donc à limiter le phénomène de « contournement du probatoire » par certains élèves.
TOM
