Nom de l’auteur/autrice :Radio Integration

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La cloche épiscopale sonne la fin des messes de minuit

Dans le prologue de son ouvrage L’engagement politique du chrétien: une expression, Mgr Paul Lontsié-Keuné dit , je cite: <<Ce n’est pas en fuyant le milieu politique que nous allons le transformer ! Il est un lieu théologique important et proprement un lieu d’apostolat pour les fidèles de Christ. L’action par le biais du Politique restera toujours une forme importante de l’amour du prochain. Mépriser le Politique aura des conséquences témoignant d’un réel manque d’amour du prochain, d’une réelle méprise de la justice sociale>> Fort de cette logique émancipatrice et libératrice que le soleil du nouvel l’an de grâce s’est levé à l’ouverture de la conférence épiscopale nationale à Bamenda au Cameroun. Comme le son de cloche qui appelle les fidèles à l’adoration eucharistique à la suite de la sortie de quelques évêques qui fait grand bruit, l’épiscopat Catholique romain semble résolument engager son apostolat au service du peuple camerounais en pleurs qui suffoque sous le poids des souffrances sociales. Il crie son ras le bol, Oui fuir le milieu Politique est un manquement sacerdotale, un manque d’amour envers son prochain, une méprise de la justice sociale. Scandale en République ! Scandale ! La laïcité est foulée aux pieds.Les loups sont de sorties.C’est ce qui en ressort du moins de la floraison des critiques de l’élite politico intellectuelle de tout bord et de tous les bords.N’est il pas normal le scandale selon les Saintes Ecritures ? Soulignant tout de même un malheur par qui il arrivera le scandale…!Vraisemblablement, c’est la confusion dans la sphère politique; L’opposition, moribonde se voit voler la vedette à l’orée d’une année électorale aux enjeux déterminantes. Elle semble mise en berne, sous les éteignoirs, se crée un génie en joignant sa voix à l’élite universitaire qui elle aussi dans les peurs du changement, s’est érigée en maître penseur de la conscience nationale. Prise dans les chaînes d’une holigarchie obèse, engraissée par la corruption endémique, se définit comme mandataire du titre foncier du Cameroun et de son patrimoine national. Elle se seule de l’opportunité de céder une miette par ici, une autre par là…Le régime semble dos au mur, pris de court, incapable d’anticiper comme toujours, car aveuglé par son arrogance, sa condescendance, ses pillages…La réaction est timorée, pour une fois l’on peut observer la prudence ;à travers ses griots dans les réseaux sociaux et les médias qui évoquent la théorie du complot du lobby impérialiste de Rome qui aurait décidé de lâcher L’homme Lion. Une façon bien naïve d’analyser les choses, pourtant tout les signes sont là devant nous depuis belle lurette. Faudrait il les faire remarquer que de manière globale la conception du monde et de l’État néolibérale par ricochet la forme de l’État du Cameroun pour des raisons multiples et divers font face à la CRISE DE L’ÉTAT.Il s’agit ici des dynamiques des forces endogènes qui se mettent en place pour exprimer avec plus d’adresse, un mal-être profond et évident. Aujourd’hui nous parlons de Église( en général), que dire des artistes ( Petit Pays, L.Ponce, Jean Pierre Bekolo, Charlotte Dipanda, Valsero, Daphney…), et de la société civile qui n’ont cessés de participer à la construction du capital social pour un idéal collectif Commun,mais d’interpeller l’ordre gouvernant à une gouvernance plus équitable.Il est évident que nous ne sommes plus au niveau de qui a l’habileté de faire ou de parler. Cet ordre fait face à un rapport de force endogène dû à la Mal gouvernance systémique qui visiblement les met en ballotage défavorable autant sur le plan interne qu’externe.La bonne question c’est, qui a réellement la légitimité aujourd’hui ?La réponse est simple. LE PEUPLE !Ce peuple, cela est palpable, sort de son adolescence, de son indolence, de son insouciance, de son ignorance pour embrasser son destin.C’est ça qui fait peur. Comme je le disais dans une publication datée du 28 novembre 2024, intitulée : LES PEURS DU CHANGEMENT, je cite << Un peuple qui pense, qui réfléchit est un peuple qui s’émancipe, se développe, se libére…Il aspire à la dignité,exige la justice, transforme son monde et écrit son histoire>> Qu’allons nous faire des pierres qui nous sont jeter par l’Eglise ? Le choix est devant nous, nous en sommes tous responsables,il n’est plus question de stigmatiser une communauté ou un corps social mais d’avoir l’audace de faire des choix judicieux, vrais, justes pour l’émergence d’un État Nation 🇨🇲.Toujours dans mon pamphlet du 28 novembre 2024, j’évoquais ce choix qui se présente à nous en soulignant<< La science de la réflexion est une vague irrépressible, une marée de changement, une transition poussée par le vent de la nouvelle naissance. Elle nous donne le courage de questionner, de discerner, de défier en tout intelligence pour construire un avenir des Lumières pour un CAMEROUN nouveau…Les pauvres qui savent réfléchir sont des bâtisseurs de demain, le vent souffle où il veut… c’est le vent d’un CAMEROUN nouveau>> Martin Luther King ne disait il pas : Toute religion qui n’est pas capable de répondre aux problèmes sociaux, économiques et politiques de la société dans laquelle elle vit, n’a pas lieu d’exister. Rév Evouna Jean de Dieu Expert en Sciences Sociales/ Président de l’Organisme Africain de Développement des Familles (OADF ONG).

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Modernisation du réseau postal au Cameroun: le Minpostel entend jouer les premiers rôle

La démarche consiste à outiller les acteurs du secteur en vue de l’élaboration d’un cadre de progression commun. Lus à tête reposée, les chiffres sur les effectifs des opérateurs public et privés exerçant dans le secteur postal au Cameroun affichent désormais moins d’une cinquantaine en novembre 2024. Toutefois, le gouvernement s’impose d’encadrer davantage ce secteur. À travers le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), les pouvoirs publics déplient une série de thèmes liés à l’assainissement du réseau postal du pays. D’où le séminaire de renforcement des capacités des promoteurs d’activités postales ouvert à Yaoundé ce 20 novembre 2024. En présidant la cérémonie d’ouverture, à laquelle ont pris part les acteurs public et privés et les brigades de contrôle et des services de suivi des activités postales, le secrétaire général du Minpostel, Mohamadou Saoudi, a insisté sur les grandes lignes du programme gouvernemental de sensibilisation. Ce dernier, a-t-il déclaré, vise à informer les acteurs du secteur postal sur l’utilisation des réseaux, produits et services postaux des opérateurs agréés. Pour le représentant de Madame le ministre, Minette Libom Li LIkeng, ces opérateurs ont pour mission de développer et d’exploiter les réseaux et services postaux, de fournir des services financiers postaux, de promouvoir l’épargne nationale, de gérer les produits d’assurance et du patrimoine, ainsi que de faciliter les transferts de fonds. Il convient dès lors pour toutes les parties de construire un partenariat visant à mettre en place une ligne de vue commune en vue de l’essor du secteur postal national. L’activité, apprend-on, va se poursuivre les 26 et 27 novembre prochain à Douala sera, une fois encore, articulée autour de la sensibilisation. Et ce dans le but d’informer les acteurs du secteur postal sur les opportunités et les avantages offerts par ces services pour le développement économique du pays. Jean René Meva’a Amougou

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Cameroun: l’enseignement privé laïc en mode digitalisation

C’est l’une des principales recommandations issues de l’assemblée générale du Secrétariat à l’éducation (région du centre). Tenus à Yaoundé le 16 octobre dernier, ces assises ont permis de faire le bilan de l’année écoulée et d’examiner et adopter le budget de cette année scolaire 2024-2025. Parce que le numérique se répand plus que jamais, l’enseignement privé laïc au Cameroun veut rester coller à l’évolution du monde. C’est ainsi qu’au cours de leur assemblée générale tenue le 16 octobre 2024 à Yaoundé, Lazare Tsimi secrétaire à l’éducation a invité les fondatrices et fondateurs des établissements confessionnels dans la région du centre, à se former au numérique afin d’implémenter cela dans les enseignements en conformité des instructions gouvernementales. «Cela inclut non seulement la formation des enseignants, mais aussi l’amélioration de l’accès aux ressources en ligne pour les élèves à travers la robotique, le codage et le E-learning» a-t-il-expliqué pour mieux préparer les élèves aux examens officiels et au passage en classe supérieure. Pour les patrons d’établissement ayant pris part à cette assemblée, il s’agit d’un grand moment d’échange. «Nous avons procédé au partage d’expérience. Ceci va nous permettre d’améliorer nos conditions de travail, avec surtout les conseils de nos leaders, le Senat (secrétaire à l’éducation nationale) et le Seduc Centre nous atteindrons nos objectifs» s’est réjoui Pascal Mani, propriétaire du centre éducatif Frère Hilaire Fortin de Nkolkoumou dans le 6 e arrondissement de la ville de Yaoundé. En outre, pour l’année scolaire 2024-2025, le Seduc centre a déjà réalisé plus d’un quart sa feuille de route en application de ses directives : la digitalisation, la lutte contre les établissements clandestins, la pédagogie entre autres. «L’on entend poursuivre ses objectifs afin d’améliorer et de garantir une éducation de qualité pour tous. D’ailleurs selon le Senat les établissements privés laïcs de la région du centre sont dans le top 50 des meilleurs résultats scolaires. J’aime souvent dire que, l’enseignement privé laïc du centre est le meilleur au niveau de la base. C’est nous qui constituons la crème qui nourrit les grands établissements secondaires qui sont applaudit dans les classements effectué par l’OBC (Office du baccalauréat du Cameroun» s’est gargarisé Barthélemy Bassong secrétaire à l’éducation nationale.

Made in Central Africa : The Okwelians plaide pour la coopération industrielle sous régionale
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Intégration économique: The Okwelians créé un pont entre Yaoundé et Ndjamena

Le Think Do Tank The Okwelians a conduit du 09 au 11 octobre 2024, une délégation de chefs d’entreprise camerounais en visite d’affaires au Tchad. La délégation de chefs d’entreprises camerounais, conduite par Me Jacques Jonathan Nyemb, Avocat d’affaires et President du Think Do Tank The Okwelians, et constituée de près d’une dizaine d’hommes d’affaires, a rencontré des décideurs publics et privés du Tchad dans les domaines de l’énergie, du pétrole et de l’agriculture. La délégation a été reçue notamment par Bichara Doudoua, Président du patronat tchadien. Les échanges avec le Patronat tchadien avaient pour but de placer le secteur privé au cœur de l’intégration sous-régionale, de promouvoir la coopération industrielle sous-régionale et surtout, de bâtir des synergies gagnant-gagnant autour de plaidoyers, programmes et initiatives entrepreneuriales au service de l’industrialisation durable de la sous-région. Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un plaidoyer lancé par The Okwelians pour accélérer la transformation économique du Cameroun et de la sous-région Afrique centrale à travers la structuration de chaînes de valeurs durables. Pour ses missions, le Think do thank fondé en février 2020, s’appuie sur une communauté de près de 800 personnes dont 180 membres actifs et sympathisants, camerounaises et camerounais, répartis sur quatre continents et désireux de promouvoir une culture d’innovation sociale au Cameroun. Il faut noter que suite à une étude inaugurale menée par The Okwelians en 2020 au moment de son lancement, le Think Do Tank multiplie les actions et initiatives pour favoriser l’émergence d’un secteur privé africain fort et compétitif, capable de répondre aux défis et aux opportunités d’un monde globalisé. Cette visite s’inscrit plus largement dans la continuité d’un plaidoyer initié par The Okwelians pour l’amélioration des capacités productives en Afrique centrale à travers la structuration des chaînes de valeurs durables. Ledit plaidoyer a déjà été présenté à diverses institutions locales, nationales et internationales. «Au cours de cette mission au Tchad, nous avons appelé les acteurs clés des économies tchadienne et camerounaise à se mettre ensemble pour renforcer notre compétitivité à travers la création de synergies gagnant-gagnant. Ces actions nous permettront de mieux développer nos filières, d’améliorer la résilience de nos entreprises face aux chocs extérieurs et de faire émerger des champions sous régionaux; lesquels iront conquérir des marchés encore plus vastes et in fine générer davantage de valeur ajoutée au sein de notre espace sous régionale», a souligné M. Joel Sikam, PDG du Groupe Fisco, Co-Fondateur du Think Do Tank The Okwelians et membre de la délégation en visite au Tchad

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Amélioration du service postal au Cameroun: experts et tutelle ouvrent la boîte à idées

Quatre jours pour s’approprier les cadres normatifs des acteurs clés de la chaîne logistique postale. C’est le temps d’un séminaire ouvert à Yaoundé. Selon Mohamadou Saoudi, secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), les travaux visent à sensibiliser les participants sur les normes et règlements qui régissent le secteur. Dans leur globalité, les travaux mettent l’accent sur quelques points clés. « Comprendre les cadres réglementaires en vigueur; discuter des bonnes pratiques logistiques; favoriser la collaboration entre les acteurs de la chaîne », renseigne Mohamadou Saoudi. Sur la foi de ces renseignements, l’on devine tout le sens de thématiques abordées. Elles vont des cadres légaux et réglementaires  ( présentation des lois et normes) à la gestion des risques et sécurité dans la logistique postale, en passant par les innovations et technologies émergentes. Les travaux  (déclinés en ateliers pratiques, sessions de questions-réponses, présentations interactives ) mettent ensemble des responsables de la logistique postale, des agents des services de régulation, des représentants des entreprises privées et des officiels du Minpostel.  Au soir du 27 septembre 2024, il est attendu un renforcement des capacités des acteurs, l’établissement de partenariats stratégiques et l’élaboration de recommandations pour l’amélioration du cadre normatif. Jean René Meva’a Amougou Lire aussi: Haro sur l’immigration des Camerounais vers le Canada: une consécration de la paresse intellectuelle

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Haro sur l’immigration des Camerounais vers le Canada: une consécration de la paresse intellectuelle

L’actualité camerounaise et, plus largement, la société camerounaise semblent être en émoi face à des chiffres portés à l’attention du public sous la forme d’un cri d’alarme du Président du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) concernant la fuite des cerveaux, et plus précisément d’une main-d’œuvre qualifiée vers le Canada. Il indique notamment que le Cameroun est le deuxième pays le plus spolié après la France.  Comme dans un choralisme (passez-moi l’expression pour indiquer la reprise en chœur et dans une exactitude harmonique, mélodique et des paroles) béat, tout le monde s’y est engouffré – les nouveaux intellectuels au gré de leur rapprochement ou leur éloignement de certains courant de pensée même la très sérieuse Crtv – pour reprendre ce qui apparait, avec beaucoup de biais, assez peu fondé. Certains sont même allés jusqu’à avancer des chiffres surréalistes, postulant que 85% de ces émigrants sont des personnels hautement qualifiées et titulaires d’un niveau minimal équivalent au baccalauréat plus 5 ans. Permettez-moi de ramer à contre-courant de cette dynamique tendant à dire la même chose, soit pour faire plaisir, soit par paresse intellectuelle. Premièrement, l’immigration du Cameroun, vers les pays occidentaux ou encore vers des multinationales relèvent d’une dynamique de quête du bien-être auquel a droit chaque citoyen du monde, et donc s’articule autour de la gestion des talents et des compétences pour ce qui concerne le pays d’origine, mais aussi d’une politique d’attraction ou d’attractivité mise en place par les pays cités en premier. Il y a plus d’une décennie, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur en France, évoquait un changement de cap en matière d’immigration et parlait d’immigration choisie, en raison de l’absence de certaines compétences, fortement corrélées à l’évolution démographique et l’orientation vers certaines filières. Donc qu’on ne se trompe pas, le Canada, comme les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Belgique, la Grande Bretagne, cherchent des compétences qui leur font défaut. Ce n’est pas aujourd’hui que ça a commencé. Cette tendance à indiquer que le Canada spolie le Cameroun de ses compétences est juste une ignorance du principe de la mobilité professionnelle dans la construction individuelle des carrières. Des Indiens, des Chinois, des Coréens, des Nigérians, Sénégalais, Marocains, Algériens exercent bien et en grand nombre dans les pays autres que leur nationalité. Deuxièmement, permettez-moi de mettre en relief des biais sur les données en question qui me paraissent parfois volontairement choisis. D’abord, il y a la confusion (volontaire ou naïve) entre le Canada et le Québec. Oui, sur l’année 2023, le Cameroun, tient le podium, derrière la France, des pays d’origine des personnes immigrées vers le Québec, qui, soit dit en passant, est une Province francophone. L’avantage de la langue fera donc que les Camerounais d’expression française seront privilégiés dans celle-ci et la privilégieront. Mais sur la période allant de 2019 à 2023, le Cameroun se classe derrière la France et la Chine et le nombre total d’immigrés originaires de notre pays dans cette province est d’un peu plus de 14 000, rien à voir avec les 27 00 ou 29 000 annoncés, selon les cas et les sources (très souvent douteuses). Si l’on fait la différence entre le Canada et le Québec, le second étant une entité infranationale du premier, on ira singulièrement regarder le rapport du Parlement Canadien sur l’immigration qui ne fait pas du Cameroun, un pays du top dix des nationalités immigrant vers ce pays. Le Pavé d’or est détenu par la Chine, suivie de l’Inde ou la France. Même en Afrique, le Nigéria, le Maroc passent devant le Cameroun. Autre biais, qui me paraît consacrer la paresse intellectuelle, est celui de la comptabilisation des personnes immigrées sans faire la distinction entre les formes d’immigration ou encore la distinction de certaines variables comme le niveau de qualification. Une fuite des cerveaux décrétée sur la seule base du quantum de personnes immigrées est le symbole de l’indolence intellectuelle qui entoure cette affaire. Tous les rapports sur la question indiquent que les formes d’entrée au Canada sont soit la résidence permanente à travers le programme des travailleurs qualifiés, soit les admissions temporaires, notamment les visas étudiants (qui ne sont pas des cerveaux tout faits et prêts à l’emploi), soit les regroupements familiaux pour les personnes résidant au Canada ayant leur famille dans leur pays d’origine, soit le programme à vocation humanitaire en direction des réfugiés, suite à l’instabilité dans diverses régions du monde. Il n’est donc pas possible que les 14 135 immigrés Camerounais au Canada, soient en totalité, de la main d’œuvre qualifiée, puisque moins de 25% s’y installent avec un permis de travail. Revenons à ce quantum, pour indiquer que le programme offrant la résidence permanente, sur la base de la qualification du Chef de famille, ou de celui qui présente le profil apparemment, le plus digne d’intérêt, prend donc en compte les conjoints et les enfants qui ne sont non plus des cerveaux en fuite. Un effort de recherche nous aurait permis, auprès des officiels canadiens, et même plus facilement grâce aux documents consultables en ligne (www.statcan.gc.ca, https://statistiques.quebec.ca, www.canada.ca ), d’éviter de dire des incorrections, pour ne pas dire des mensonges. Troisièmement et enfin, si je reconnais le droit de chacun à chercher un pâturage où l’herbe est verte, je voudrais m’interroger sur la pertinence de la sortie du Patron des Patrons, donc de celui qui est censé garantir l’emploi des jeunes diplômés, sans qu’il ne se remette en question. Combien sont ces jeunes qui cherchent en vain des stages académiques avec des recommandations de leurs écoles de formations, mais se voient opposer un mutisme parlant de la part des entreprises locales ? Ceux qui ont le courage de solliciter des stages professionnels pour se perfectionner ne sont pas écoutés ; les plus chanceux étant traités comme des travailleurs au noir dans leur propre pays. Quels sont les programmes d’insertion des jeunes diplômés proposés par nos entrepreneurs locaux, quand on sait que la loi des finances 2022, donnait des facilités fiscales pour les contrats en direction des juniors ? Quelle garantie donne-t-on aux jeunes quand

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Journée mondiale du Tourisme au Cameroun: Jamais sans la paix!

Au Cameroun, l’édition 2024 de la célébration de la Journée mondiale du Tourisme est une occasion pour prêcher le retour et le maintien de la paix dans le NoSo. D’après Zurab Pololikashvili, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour le tourisme, une personne sur quatre vit dans une zone en conflit dans le monde. C’est fort de cela que la célébration de la Journée mondiale du tourisme cette année se penche sur la guerre et l’insécurité qui font des ravages dans le monde entier. Prévue ce vendredi 27 septembre 2024, elle a pour thème: «Le tourisme et la paix». Une contextualisation qui remet le rôle du tourisme au centre de la vie dans les communautés. Selon Antonio Guterres, la contribution du tourisme va au-delà de son impact économique. «Le tourisme durable peut transformer les communautés : il crée des emplois, favorise l’inclusion et renforce les économies locales. En conférant de la valeur au patrimoine culturel et naturel, qu’il contribue à préserver, il peut aider à réduire les tensions et à favoriser la coexistence pacifique». Par ailleurs, explique le secrétaire général des Nations unies, le tourisme participe à resserrer les liens entre les peuples. En plus de favoriser l’interdépendance économique entre voisins, il encourage « la coopération et le développement pacifique ». Voir sur le site: Les langues maternelles dans la promotion de l’alphabétisation Destination touristique importante en Afrique centrale, le Cameroun marqué par quelques conflits en son sein et chez ses voisins va se joindre au reste du monde. C’est dans la ville de Bamenda, dans la région du Nord-ouest que se tiendront les activités relatives à la journée dédiée au tourisme. Dans cette partie du pays marquée par des exactions commises par le mouvement sécessionniste ambazonien, le ministère du Tourisme et des Loisirs envisage de porter un message simple : on ne peut pas faire de tourisme dans une zone en insécurité. Ce d’autant plus que la région du Nord-ouest dispose de plusieurs sites qui peuvent favoriser son développement sur le plan économique. Joseph Julien Ondoua Owona

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Le Tchad, l’Afrique du Sud et le Nigéria, dans le top des clients du Cameroun en 2023

Selon le rapport de l’Institut national de la statistique (INS), ces trois pays cumulent, à eux seuls, un volume de transaction évalué à 136,5 milliards de FCFA du montant total des marchandises qui sortent du Cameroun, vers les pays africains. Soit une enveloppe globale de 62%. Le taux d’exportation du Cameroun vers les autres pays d’Afrique demeure faible, malgré une timide hausse du volume de ces échanges. D’après l’Institut national de la statistique (INS), les recettes d’exportation des produits camerounais vers l’Afrique sont estimées à 379 milliards de FCFA en 2023, contre 342,8 milliards de FCFA en 2022. Correspondant à une hausse de 36,2 milliards de FCFA, soit plus de 8%. Sauf que ces dernières représentent 12,7% des recettes globales d’exportation sous la période considérée. Le Cameroun a ainsi exporté vers les pays d’Afrique divers produits tels que: le savon, le riz, l’huile, le pétrole brut, les préparations alimentaires diverses, les barres de fer ou en aciers, le caoutchouc naturel, les cigares, les contenants pour gaz comprimés ou liquéfiés. Dans son rapport, l’INS ressort également le classement des principaux clients africains du Cameroun sous la même période. En tête, le Tchad dont le volume d’exportation est chiffré à 149,1 milliards de FCFA, soit 39%. En deuxième position, l’Afrique du Sud, avec des exportations de 47,9 milliards de FCFA, soit 13%. Le Nigeria, la Centrafrique et le Gabon, autres pays voisins du Cameroun, occupent respectivement les 3ᵉ, 4ᵉ et 5ᵉ rangs; avec 39,5 milliards de FCFA de volume de marchandises exportées à 10% pour le Nigéria; 34 milliards de FCFA avec un volume de marchandise exporté à 9% pour la Centrafrique; enfin le dernier rang à 30,9 milliards de FCFA avec 9% de volume d’exportation pour le Gabon. Le classement se poursuit. La République du Congo à la 6ᵉ position, avec un volume de produits estimé à 19,3 milliards de FCFA à 5% de volume d’exportation; le Sénégal avec 18,2 milliards de FCFA à 5%; la Guinée Équatoriale avec un volume de 10 milliards de FCFA à 3%; l’Éthiopie, 9,1 milliards de FCFA à 2% et l’Algérie avec 7,7 milliards de FCFA à 2%. En gros, les pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) présentent un faible taux d’exportation. Au total, un volume cumulé pour les 10 pays s’arrête à la somme de 379 milliards de FCFA de marchandises exportées par le Cameroun. Diane Kenfack

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Lutte contre la vie chère dans la Mefou-et-Afamba: la DYFEM en action

Depuis le début du mois en cours, la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM) est aux avant-postes d’une caravane de formations des femmes sur la fabrication des produits de première nécessité. Être pauvre ou en situation de précarité peut bien entendu être lié à un manque de ressources. Mais, comme le défend la Dynamique des Femmes du Groupement Mvog-Amoug 2(DYFEM), il s’agit surtout d’un problème de capabilité, c’est-à-dire d’une capacité à convertir des ressources en des fonctionnements effectifs qui permettent de mener une vie digne. Sur cette base, Yollande Mbarga, la présidente de la DYFEM pilote depuis le 1er septembre 2024, une caravane des formations sur la lutte contre la vie chère. « Elle a pour but d’accompagner les femmes dans les formations sur la fabrication des produits de première nécessité (savon liquide ; savon en poudre ; eau de Javel ; menthol et pierre noire notamment) », précise Yollande Mbarga.   Mobilisée sur un ambitieux projet qui s’étend jusqu’en décembre 2024 dans les 10 villages du Groupement Mvog-Amoug2, la présidente de la DYFEM s’inscrit dans cette vision : « la promotion de l’autonomie des femmes à travers la création d’une activité génératrice de revenu ainsi que la valorisation de leurs savoir-faire ».  En s’inspirant de la formation sur la fabrication du menthol ayant impliqué une trentaine de femmes des villages du sud du Groupement (Ekombitié, Abimoah et Nkolmevah), Yollande Mbarga interprète le travail accompli par la DYFEM sous l’angle de la pratique de la résilience et l’empowerment.  Selon la dirigeante de la DYFEM, la possibilité d’une relance du progrès social surgit ainsi à travers une reconnaissance de l’approche par les capabilités, manière de penser les conditions du développement humain en ouvrant les choix de vie pour tout individu. « C’est la raison pour laquelle nous laissons aux femmes installées dans nos 10 villages de choisir la formation qui leur convient le mieux ».  Jean-René Meva’a Amougou

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Forum africain des transports: regards rivés sur Abidjan dès le 18 septembre 2024

Décideurs politiques, industriels, experts et hauts responsables des transports des secteurs public et privé vont se réunir le 18 septembre dans la capitale ivoirienne. Ce sera dans le cadre de la tenue de la deuxième édition du Forum africain des transports. Organisée par la Banque africaine de développement (BAD), la rencontre sera placée sur le thème « L’Afrique en mouvement : accélérer la connectivité durable des transports et de la logistique ». A en croire le comité d’organisation, le forum abordera des sujets critiques tels que la promotion d’une plus grande participation du secteur privé, les politiques et les solutions intégrées et intelligentes en matière d’infrastructures et les mécanismes de financement innovants. Ce sera également une occasion pour les participants d’échanger sur la sécurité routière, la multi-modalité et les défis de la mobilité urbaine. L’édition 2024 offrira l’opportunité aux organisateurs dudit forum de présenter les principales initiatives prises dans le domaine des transports, notamment l’initiative sur les corridors régionaux, le programme d’entretien routier durable pour l’Afrique, la facilité pour la mobilité verte pour l’Afrique et l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique. Cette deuxième édition du forum (qui se tiendra 9 ans après la première en 2015) s’aligne étroitement sur la nouvelle Stratégie décennale et les objectifs opérationnels de la BAD, le « High 5 », renforçant l’engagement de cette banque en faveur d’un développement durable des transports sur tout le continent. Notons que des ministres des Transports et des Infrastructures, des représentants des autorités routières, portuaires et aéroportuaires ainsi que des dirigeants d’organisations internationales sont également attendus pour l’occasion. Jean-René Meva’a Amougou

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