APE Cameroun- Grande Bretagne : les échanges commerciaux au scanner

Ils ont fait l’objet de débats au cours d’une réunion d’évaluation et d’amélioration entre les experts des deux parties tenue le 20 aout dernier à Yaoundé.

Les experts de la Grande Bretagne et du Cameroun se concertent à Yaoundé

Faire le point sur la situation des échanges bilatéraux entre les deux pays partenaires à l’effet de répondre aux priorités commerciales de manière à moderniser leur partenariat. Voilà exposé en quelques mots, les principales raisons de la tenue de la deuxième réunion du Comité de suivi et de coordination de l’Accord de Partenariat Économique (APE) entre le Cameroun et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Tenue à Yaoundé le 20 aout dernier, cette rencontre est la suite logique du premier comité de suivi qu’a abrité la ville de Londres, il y a un an.

Avancement
En prenant la parole en qualité de président de séance, Alamine Ousmane Mey, s’est félicité des avancements notables enregistrés jusqu’à présent. Au rang de ceux-ci, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) évoque l’adoption et la signature du règlement intérieur du Comité APE relatif à l’arbitrage, ainsi que l’évolution des discussions entre les experts du Cameroun et l’équipe britannique en vue de convenir de la liste des arbitres. À cela, le membre du gouvernement ajoute l’échange de propositions sur le projet de protocole conjoint sur les règles d’origine qui remplacera le Protocole 2A et Protocole 2B s’appliquant aux exportations des deux parties à l’APE ; les mises à jour sur les règlements relatifs aux produits forestiers et les mesures sanitaires et phytosanitaires. Autant de points qui méritent beaucoup d’attention. D’ailleurs, il le précise que « le deuxième cycle de nos discussions ici à Yaoundé nous donne l’occasion d’affiner tous ces points et de tracer avec audace la voie à suivre. Le contenu et la cohérence de l’agenda reflètent l’engagement sous-jacent des deux parties à mettre en œuvre rapidement l’APE signé et ratifié en 2021».

Pour Son Excellence Barry Lowen, Haut-Commissaire du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord au Cameroun, cet APE est un déclencheur important pour stimuler la croissance, l’emploi et les débouchés. Et s’il en est convaincu, c’est parce que, ajoute-t-il, ledit accord «constitue le fondement, en offrant certitude et stabilité aux entreprises, aux investisseurs et aux consommateurs ».

Évaluation
Ainsi, les assises de Yaoundé ont permis aux deux parties de tabler sur les politiques commerciales des deux pays, l’utilisation des préférences et des domaines dans lesquels elles pourraient être renforcées ; les engagements respectifs des parties vis-à-vis des entreprises en matière de commerce et d’utilisation de l’APE; la réglementation sur les produits forestiers à risque et le point sur les dispositions de l’APE en matière de cumul. Sur ce dernier point, le Cameroun a fourni des informations concernant ce qu’il veut voir intégrer dans la version actualisée du protocole relatif aux règles d’origine, ainsi que celles sur les points ayant fait l’objet d’amendement avec l’Union européenne. L’approche pour adresser les obstacles relatifs au commerce a également été présentée par les deux parties au cours de cette discussion. Le Royaume uni à ce sujet, a présenté les nouvelles règles douanières pour les marchandises à destination de son territoire ainsi que la révision du tarif douanier de la banane camerounaise et des pays andins.

Inspirée de l’APE entre le Cameroun et l’Union européenne (UE), l’accord régissant les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a été signé le 9 mars 2021 à la suite du Brexit. Il a été ratifié le 28 juin 2021 par les deux parties. Il offre la possibilité au Cameroun de continuer bénéficier d’un accès préférentiel (sans droit de douane et sans contingentement) au marché britannique, pour la totalité de ses produits. De son côté, le Royaume-Uni a la possibilité de faire entrer, en franchise de droits de douane, 80% (à la fin du démantèlement tarifaire, prévu en 2030) de ses exportations sur le marché camerounais.

Joseph Julien Ondoua Owona

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