Croyant à la clémence des premiers jours, parents et élèves sont désillusionnés par la rigueur au lycée bilingue d’Odza

L’hymne national retentit à 7h30 au lycée bilingue d’Odza (Yaoundé 4), marque ainsi le début effectifs de l’année scolaire. Juste après, c’est le branle-bas que l’on observe. l’on se croirait dans un marché, vu la forte présence des parents et élèves en civils à l’entrée principale de l’établissement. La rigueur étant de mise ils n’ont pas eu accès dans les salles, «tout élève ne remplissant pas les conditions sur le plan vestimentaire n’accède pas à la salle de classe. La seule exception c’est le retard», renseigne monsieur Enyegie, surveillant de secteur. Le surveillant fait rapidement un exercice de rappel à l’assistance sur le dressing code du lycée. Il s’agit d’une tenue recouvrant totalement les genoux pour les filles. Patrick, parent dont la fille entre en 6e a dû rallonger la tenue à 3 reprises. Pas de pantalon slim pour les garçons. L’écusson, le nom et la classe brodés au fil blanc doivent se trouver du côté gauche de la poitrine.
Cette situation fait des heureux. Une vendeuse d’écussons se trouvant juste à côté de frotte les mains. Elle vend la pièce à 1 000 FCFA. Parents et élèves se bousculent pour en avoir. Deux brodeuses de nom et de classe de fortune s’invitent à la fête. Il faut débourser 500 FCFA pour s’attacher leurs services. Dans les salles de classes, c’est l’ambiance des cours qui est désormais observé.
André Gromyko Balla
