A la Sosucam : Vraies vérités à l’œuvre

Que la crise survenue récemment à la Sosucam (Société sucrière du Cameroun) revête une dimension publique nationale et même internationale, ceux qui se s’emparent du sujet donnent au dysfonctionnement générateur de la crise une autre ampleur. C’est précisément ce qu’insinue Jean François Ntsama Etoundi ce 19 février 2025.

Au cours d’un point de presse qu’il anime ce jour, le directeur général adjoint de la Sosucam estime que l’escalade médiatique contraint l’entreprise à réagir. Face à ce qui s’est passé, l’obsession de Jean François Ntsama Etoundi est d’éviter des phénomènes de panique, relativement à l’approvisionnement des marchés locaux. «A très court terme et notamment avec cette période du jeûne de Ramadan annoncé dans une dizaine de jours environ, la Sosucam dispose de plus de 30 000 tonnes de sucre en stock, donc l’offre ne souffre d’aucun impact», renseigne-t-il face à la presse. Autres détails puissants invitant les consommateurs de sucre à la sérénité: «Toutes les activités ont repris sur nos sites, notamment celles de coupe et de production; et la campagne de production est en cours et se déroule parfaitement. Depuis quelques jours, nous procédons à une opération de recrutement de 600 nouveaux coupeurs, certains pour pallier l’absence de ceux qui sont partis sur les sites de Mbandjock et Nkoteng et un plus grand nombre pour renforcer les effectifs et dynamiser l’activité de coupe afin de rattraper le retard accusé dans le déroulement de notre campagne».


Bilan
Par comparaison avec celle de certains médias, la parole de Jean François Ntsama Etoundi se sert de ce qu’il appelle lui-même «des éléments factuels de première main». Sur la foi de ceux-ci, il est possible de faire une évaluation partielle. «C’est treize jours d’inactivité, donc treize jours d’arrêt de la production. Sur le plan social, c’est l’ensemble de nos collaborateurs qui ont été empêchés de se rendre à leur lieu de travail pendant un certain nombre de jours. Sur le plan de nos infrastructures, 970 hectares de parcelles ont été brulées, ce qui représente environ 50.000 tonnes de cannes à sucre qui sont une réelle perte sèche pour la Sosucam», situe le directeur général adjoint de la Sosucam. Néanmoins, nuance-t-il, «le bilan sera fait dans les jours à venir pour voir les perspectives de fin de campagne et l’impact sur le plan agronomique de cet arrêt d’activité et surtout de cette perte de cycle qui aura forcément un impact négatif sur nos parcelles».


Mise au point
Sur certains points critiques, Jean François Ntsama Etoundi s’efforce de donner des perspectives sur le calendrier d’allègement des mesures conservatoires et sur les prévisions muries, ce d’autant plus que «la Sosucam n’a aucun lien de partenariat social avec ce groupe de personnes qui n’a rien à voir avec les cinq syndicats en activité chez nous. Nous déclinons fortement toutes les accusations et autres rumeurs déclarées par ce groupuscule qui se déclare un syndicat». Alors, «à moyen et long termes, pour éviter ce genre de situation, la direction générale a d’abord adressé un rappel dans sa note d’information et de reprise des activités le 08 février dernier aux travailleurs pour qu’ils reprennent leur activité et reprennent le dialogue social. Cela permettra de recenser toutes leurs doléances auprès des cinq syndicats en activité au sein de la Sosucam», dit-il.

Jean-René Meva’a Amougou

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