En participant activement à ces échanges stratégiques pour l’économie camerounaise, la CNPS et son directeur général servent d’exemples vivant aux autres structures et managers.

«De manière générale, l’efficacité de la gouvernance repose sur un ensemble de contraintes comprenant entre autres la définition claire des objectifs de performance réalisables. Pour être compétitives, les entreprises devraient davantage s’approprier le concept de performance car elles ont vocation à produire et à réaliser leurs missions pour garantir la satisfaction des cibles et s’inscrire dans la durée. La performance, qui s’inscrit dans le référentiel de la compétitivité, implique deux notions essentielles qui sont celles de l’efficacité et l’efficience. L’efficacité renvoie à la capacité à atteindre un objectif défini à l’avance, tandis que l’efficience renvoie à la capacité à réaliser les objectifs clairement définis à un moindre coût. Tous ces concepts ont une influence qui n’est plus à démontrer sur la stabilité, le développement équilibré et surtout la pérennité des organisations, comme c’est le cas de la CNPS». Admiré ou jalousé, vanté ou suspecté, on est bien obligé de se délecter en écoutant Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame. Lors de son intervention au cours des Rencontres Économiques organisées par le GECAM (Groupement des entreprises du Cameroun) du 26 au 27 février 2025 à Yaoundé, le directeur général de la CNPS articule fécondité scientifique, les faits et les théories pour asseoir son raisonnement.
Plus clairement…
Le protocole de confrontation des théories aux faits que propose Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame commande une mise en vitrine de l’entreprise dont il a la charge depuis 2008. Sans hésitation, il affirme: «En effet, l’application des règles de bonne gouvernance a grandement favorisé les importants résultats réalisés par la CNPS, notamment sous le rapport de bonnes pratiques managériales et institutionnelles, tant en matière de recouvrement des cotisations sociales que de délivrance de prestations sociales ainsi que du fonctionnement interne: élaboration d’outils de pilotage et d’aide à la décision structurés et pertinents (plans stratégiques, budgets-programmes, objectifs assortis d’indicateurs de performance, suivi systématique et rigoureux…); opérationnalisation de la politique de «dépense parfaite»; numérisation, fluidification et sécurisation du système d’information, entre autres.
Et le résultat est là …
«Ces innovations, fruit de réformes profondes, ont permis à la CNPS d’être l’organisme de sécurité sociale le plus distingué de toute l’Afrique et au-delà au sein de l’Association internationale de sécurité sociale (AISS). La CNPS est notamment labellisée sur les bonnes pratiques suivantes: «Qualité de service» depuis 2017; «Bonne gouvernance» en 2019; «Recouvrement des cotisations» en 2022; «Erreur, Evasion et Fraude dans les systèmes de sécurité sociale»; «Promotion de la santé sur le lieu de travail»; «Communication des administrations de sécurité sociale» en 2023; «Prévention des risques professionnels» en 2024»
Ainsi, la solution concrète proposée par le DG de la CNPS dans son exposé s’inspire de sa propre expérience de plus de 30 ans au plus haut niveau du management. «Les principes et règles de bonne gouvernance admis dans la sphère formelle et légale aujourd’hui, bien qu’utiles et nécessaires, gagneraient néanmoins à être réexaminés et ajustés à la culture africaine et aux réalités économiques, pour une réelle corrélation avec la performance d’entreprise et managériale», suggère-t-il.
Jean-René Meva’a Amougou
