46e session du Conseil des ministres de l’APPO : Creuser les puits aujourd’hui pour étancher les soifs de demain

Face à l’incertitude, il faut repenser l’avenir du pétrole africain. Il ne faudrait pas que notre or broie du noir.

Photo de famille après l’ouverture des travaux

En s’exprimant face à la presse ce 30 novembre 2024, le secrétaire général de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) renseigne que les travaux de Yaoundé sont en train d’écrire « un grand récit, celui du changement de paradigme ». Pour Dr Farouk Ibrahim, la perspective d’un effondrement du système financier et du cataclysme que cela aurait représenté pour l’économie mondiale est un puissant facteur incitatif en faveur de la coordination africaine ». 

« C’est dans ce contexte qu’il convient de restituer la tenue à Yaoundé des travaux de la 46e session du Conseil des ministres de l’APPO », valide le ministre camerounais des Relations extérieures. En ouvrant la rencontre ce jour, Mbella Mbella explique qu’« à l’urgence de faire face au contexte international s’ajoute celle visant à réviser en profondeur le fonctionnement du l’APPO, notamment par l’élaboration d’un programme coordonné de mise en œuvre de la banque africaine de la banque africaine de l’énergie ». 

« Cette banque se concentrera essentiellement sur le financement de projets pétroliers et gaziers sur le continent africain, car les fonds provenant de l’étranger se tarissent. Aujourd’hui, 75 % du pétrole et 45 % du gaz que nous produisons est exporté. Certains justifient cela par le fait que c’est parce que nous n’avons pas de marchés en Afrique. Ce n’est pas vrai. Il est essentiel de créer un marché de l’énergie en Afrique. Une fois que ce marché sera créé et bien structuré, vous verrez que ces volumes d’Énergie que nous exportons ne sont pas suffisants pour le marché africain. », explique Dr Farouk Ibrahim. Le secrétaire général de l’APPO note que la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales ferment le robinet des financements et « imposent des conditions strictes, ce qui n’a pas beaucoup de sens », en ce qui concerne l’Afrique. 

Jean-René Meva’a Amougou

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